Économie | Cimetières : les prix explosent à Paris
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Cimetières : les prix explosent à Paris

M6 météo Publié par M6 météo - le 2 oct. 2018
cimetière © © Shutterstock

Tout comme les prix de l’immobilier qui continuent de grimper à Paris, un rapport de la chambre régionale des comptes nous apprend que les prix explosent aussi pour les cimetières parisiens.

97% des concessions parisiennes en cours sont perpétuelles

S’il faut dépenser toujours plus pour être propriétaire d’une maison ou d’un appartement à Paris, obtenir une place dans l’un des 20 cimetières de la capitale est non seulement difficile, mais aussi très cher. C’est ce que nous apprend un récent rapport de la chambre régionale des comptes sur les services funéraires municipaux parisiens, relayé par nos confrères des Échos

Cette flambée des prix des concessions s’explique en partie par le fait que les cimetières parisiens sont saturés : 97% des concessions en cours sont en effet perpétuelles, rappellent les magistrats dans leur rapport, ce qui laisse peu de places disponibles alors que la demande est en hausse. « Jusqu’en 2007, les concessions funéraires vendues aux familles étaient toutes des concessions perpétuelles », peut-on lire dans le rapport. La ville de Paris ne disposerait aujourd’hui que de 150 places libres pour 5.000 demandes.

15.000 euros pour 2 m2 dans un cimetière parisien

Pour faire face à la demande croissante et au manque de place, la mairie de Paris a augmenté les tarifs depuis 2007, pour tenter de réguler le marché. Le rapport nous apprend que le prix d’une place au cimetière à Paris est passé de 11.086 € en 2008 à 15.528 € en 2017. « Le niveau très élevé des tarifs d’achat de concessions funéraires a nécessairement pour conséquence de réserver les inhumations aux populations les plus aisées », expliquent les magistrats. 

La chambre régionale des comptes préconise la reprise des concessions perpétuelles, pour permettre aux familles d’obtenir des concessions de 10 à 50 ans, comme ce que proposent la plupart des communes. « Lorsque, après une période de trente ans, une concession a cessé d'être entretenue, le maire peut constater cet état d'abandon par procès-verbal porté à la connaissance du public et des familles. Si, trois ans après cette publicité régulièrement effectuée, la concession est toujours en état d'abandon, le maire a la faculté de saisir le conseil municipal qui est appelé à décider si la reprise de la concession est prononcée ou non. Dans l'affirmative, le maire peut prendre un arrêté prononçant la reprise par la commune des terrains affectés à cette concession ». 

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