Actualités | Le Comité médical pour les exilés inquiet pour la santé mentale des migrants
Actualités

Le Comité médical pour les exilés inquiet pour la santé mentale des migrants

Publié par M6 météo - le 6 sept. 2017
© © Shutterstock

Violences, tortures, exil... Selon une étude publiée le 5 septembre 2017 par le Comité médical pour les exilés (Comede), c'est la santé mentale des migrants qui inquiète les spécialistes bien avant la gale, le VIH ou la tuberculose. 

16,16 % des migrants sont victimes de troubles psychiques graves

En banlieue parisienne, le Comité médical pour les exilés (Comede) soigne migrants et immigrés depuis plus de 40 ans. Entre 2007 et 2016, 16,16 % des migrants auscultés présentaient des troubles psychiques graves. Syndrome psychotraumatique, trauma complexe, anxiété, psychose...

Pour la plupart des migrants, ces troubles mentaux s'expliquent par les circonstances qui entourent leur départ. Selon les données recensées par le Comede ces dix dernières années, 62 % des migrants ont été victimes de violences physiques, 14 % de torture et 13 % de violence sexuelle (viols, mariages forcés, excisions) dans leur pays d'origine. 

81 % des migrants ne disposent pas d'une protection maladie

Selon l'étude révélée par le Comede le 5 septembre 2017, les violences vécues par les migrants avant leur départ ne sont pas les seules explications aux troubles psychologiques graves qui les affectent. Chez de nombreux migrants, les difficultés administratives qui les attendent à leur arrivée en France alimentent leur « peur de rentrer au pays ». Pensées suicidaires, troubles du sommeil, de la mémoire ou de la concentration pourraient s'ensuivre.

Pour le Comede, les migrants nécessitent un accompagnement voire un suivi psychologique lors de leur arrivée en France. Seulement, la plupart d'entre eux n'ont pas de protection maladie (81 %), ils sont nombreux à ne pas parler français (30 %) et ce n'est pas la première préoccupation de ceux qui ne mangent pas à leur faim (23 %). Le Comede requiert donc des structures de santé publique une aide à la prise en charge des migrants.

À lire aussi : À Paris, la gale se répand parmi les migrants