Écologie | Le poêle à granulés, il tombe « pile poil » !
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Le poêle à granulés, il tombe « pile poil » !

Pauline Picquette Publié par Pauline Picquette - le 11 avr. 2022
poele a granules

Le poêle à granulés (ou à pellets) suscite un intérêt grandissant auprès des consommateurs. Peu polluant, esthétique, économique et chaleureux, il devient une alternative devant la montée du prix de l’énergie (le gaz, principalement). C’est un mode de chauffage apprécié des Français ; on retrouve un foyer central autour duquel la vie s’organise… au coin du feu ! 

Cerise sur le gâteau, une aide gouvernementale (maprimerenov.gouv) peut pousser les potentiels acheteurs à acquérir un poêle à granulés. Cependant, restons prudent… et exigeant : les prix, en effet, s’échelonnent de 1 000 à plus de 6 000 euros, sans compter l’installation (et le contrat d’entretien). Essayons d’en savoir plus !

Poêle à granulés : de quoi parle-t-on ?

Le poêle à granulés n’est pas un poêle à bois classique. Son fonctionnement est spécifique et son combustible particulier : le granulé de bois ou pellet (terme anglais). L’approvisionnement est automatique grâce à un petit silo intégré à l’appareil et à une vis sans fin qui alimente le foyer. Les granulés sont issus des copeaux et des sciures de bois compactés (résineux surtout et feuillus), en principe 100% naturel.

Les différents modèles de poêle à granulés...

... pour trouver celui qui me convient !

C’est la configuration du logement (et du budget) qui va déterminer le choix du poêle (petite ou moyenne puissance) : chauffage de confort ou principal.

  • Le poêle à convection naturelle ou rayonnement : Ce modèle est silencieux et la diffusion de la chaleur se fait sans recours à un ventilateur. Idéal pour chauffer une pièce et les pièces attenantes.
  • Le poêle ventilé : Un ventilateur souffle la chaleur qui se diffuse rapidement. Il chauffe la pièce où il est installé et également les autres espaces… Il peut être associé avec un autre type de chauffage existant (par le sol, par exemple), donc complémentaire.
  • Le poêle canalisable : L’air chaud produit par le foyer est poussé par un ventilateur dans des conduits afin de chauffer les autres pièces.
  • Le poêle « modèle » hydro » : Il est raccordé au réseau des radiateurs.
  • Le poêle à inserts qui s’encastre : pour gagner de la place.

Les paramètres à prendre en compte... avant de se décider

  • Des aménagements spécifiques : Un espace entre le mur et l’appareil (30 cm), l’évacuation des fumées –soit par le conduit existant, soit par l’option du poêle étanche à conduit ventouse avec une ouverture dans le mur.
  • Le réglage du poêle pour un rendement optimal
  • Le bruit : Le poêle ventilé fait un peu de bruit à l’allumage et à l’extinction, mais on s’y habitue vite…les nouveaux sont de plus en plus silencieux !
  • Une prise de courant à proximité pour alimenter le moteur électrique, foyer et circulation de l’air
  • L’approvisionnement en granulés : La consommation est en hausse, donc il faut anticiper et stocker (dans un lieu à l’abri de l’humidité) en achetant dès le mois d’avril, si possible…Local, évidemment !
  • Le prix des pellets : Le prix d’un sac (15 kg) varie de 4 à 6 euros, livré. Pour payer moins cher, il faut commander à plusieurs et en grande quantité (par palettes).
  • La qualité des pellets : Exit les granulés « low cost » de qualité médiocre, trop humides et poussiéreux ! Il faut choisir des pellets de quantité aux normes reconnues et recommandés par le fabriquant : DIN plus, NF granulé biocombustible ou EN Plus.
  • L’entretien et le SAV des poêles : On n’hésite pas ! On souscrit un contrat d’entretien, comprenant visite annuelle, réparation éventuelle et ramonage. On rappelle qu’il faut vider le cendrier tous les jours ou opter pour un modèle plus performant…mais aussi plus cher (1 fois/ semaine).

A savoir sur le poêle à granulés 

  • Un ménage consomme environ 1 kg de pellets/h de fonctionnement ; la consommation varie en fonction de la taille de la maison, de la qualité de l’isolation, de la température souhaitée et de la météo.
  • 1 palette de pellets coûte entre 350 et 400 euros livrés, soit 66 sacs de 15 kg…à vos calculettes ! De toute façon, cela restera toujours moins cher que le gaz et en plus, on fait un geste pour la planète.