Placer 100 000 € dans l'immobilier : ce que le notaire change à l'équation
Guerre en Ukraine, tensions géopolitiques, inflation persistante : le monde accumule les crises. Pourtant, face à l'incertitude, le réflexe des Français n'est pas de fuir l'immobilier. C'est de s'y raccrocher encore plus fort. Selon une enquête exclusive réalisée par Notariat Services en mars 2026, 40 % des répondants choisiraient l'immobilier pour placer 100 000 €, premier choix devant l'or, l'épargne liquide et les actions.
Mais derrière cette conviction se cache un paradoxe : les Français veulent acheter tout en ayant peur de le faire, souvent sur la base d'une perception du marché éloignée de la réalité. C'est précisément là que le notaire entre en jeu, bien avant la signature.
À retenir
- 40 % des Français choisiraient l'immobilier pour placer 100 000 €, premier choix devant l'or et l'épargne (enquête Notariat Services, mars 2026).
- 70 % craignent une remontée des taux à cause des tensions géopolitiques, alors que les taux sont à 3,4 % en mars 2026.
- 68 % des porteurs de projet sont prêts à consulter un notaire avant de prendre leur décision d'achat.
- Le notaire peut intervenir dès la phase de réflexion : conseil fiscal, lecture du marché, sécurisation juridique du montage.
Le paradoxe des acheteurs français : entre peur et conviction
L'enquête Notariat Services révèle une tension frappante. D'un côté, une majorité de répondants se déclarent inquiets face à leurs projets financiers en raison du contexte géopolitique. De l'autre, la grande majorité des porteurs de projet maintiennent leur intention d'achat malgré la crise. Ceux qui avouent tout geler restent très minoritaires.
Le décalage entre perception et réalité est particulièrement net sur la question des taux. Une large majorité des sondés craignent une remontée des taux à cause de la guerre, alors que les taux immobiliers s'établissent à 3,4 % en mars 2026. Beaucoup ne connaissaient pas ce niveau réel, certains croyaient même que les taux avaient déjà remonté.
Ce n'est pas le marché qui freine les acheteurs. C'est leur perception du marché. Et corriger cette perception, c'est précisément le rôle d'un professionnel bien informé.
Pourquoi l'immobilier reste le placement préféré, même en temps de crise
Même dans un contexte troublé, les deux tiers des répondants voient encore l'immobilier positivement, soit comme une valeur refuge, soit comme un bon placement. Ces chiffres résistent aux turbulences géopolitiques, ce qui dit quelque chose de profond sur le rapport des Français à la pierre.
L'immobilier présente des caractéristiques que les autres placements ne réunissent pas. C'est un actif tangible, visible, que l'on peut habiter ou louer. Il génère des revenus complémentaires réguliers. Il est transmissible aux enfants dans des conditions fiscales optimisables. Et dans une période où les marchés financiers sont volatils, il offre une stabilité que l'or ou les actions ne garantissent pas.
La crise géopolitique réinvente par ailleurs les critères d'achat. Performance énergétique, espace extérieur, villes moyennes, autonomie énergétique : les priorités évoluent vers un immobilier plus résilient, moins dépendant des grandes métropoles et des énergies fossiles. L'immobilier de résilience est en train de s'inventer.
Le notaire, expert de la décision en temps de crise
C'est l'un des enseignements les plus frappants de l'enquête : 68 % des porteurs de projet se déclarent prêts à consulter un notaire avant de prendre leur décision d'achat. Un chiffre d'autant plus remarquable qu'une part non négligeable d'entre eux ignorait encore que le notaire peut intervenir avant la signature.
Ce que les acheteurs attendent d'abord, c'est une sécurisation juridique du montage de l'achat. Mais ils sont aussi nombreux à chercher un conseil fiscal adapté à la situation, une alerte sur les risques patrimoniaux liés au contexte, et une lecture objective des prix réels du marché local, précisément ce que les annonces ne fournissent pas.
Ce que le notaire apporte concrètement à l'investisseur
La plus-value : anticiper plutôt que subir
Quand un bien est revendu plus cher qu'il n'a été acheté, la différence est imposable. Mais le régime fiscal prévoit des abattements qui augmentent avec la durée de détention, jusqu'à une exonération totale après plusieurs années. Le notaire peut modéliser différents scénarios pour identifier le moment optimal de revente et évaluer la fiscalité réelle avant tout engagement.
L'IFI : bien choisir comment détenir son bien
Un patrimoine immobilier significatif peut entraîner l'assujettissement à l'Impôt sur la Fortune Immobilière. Acheter en direct, via une SCI ou en démembrement de propriété ne produit pas les mêmes effets fiscaux. Le notaire conseille sur la structure la plus adaptée à votre situation personnelle et patrimoniale.
La transmission : préparer l'avenir sans attendre
L'immobilier est un excellent actif à transmettre à ses enfants, à condition d'anticiper. Donations, démembrement, donations-partages : ces outils permettent de transmettre un bien en réduisant la fiscalité applicable. Le notaire est le seul professionnel habilité à mettre en place ces opérations, avec des économies potentiellement très significatives sur des biens de valeur.
Des données de marché que les annonces ne donnent pas
L'enquête le montre : les acheteurs ont une perception faussée du marché. Le notaire dispose d'un accès aux données des transactions effectivement signées dans son secteur, issues notamment des Demandes de Valeurs Foncières (DVF). Ce sont les prix réellement payés, pas ceux espérés par les vendeurs.
Les études notariales équipées de logiciels de négociation immobilière dédiés à la profession, comme Immonot Pro Premium développé par Notariat Services, croisent les datas et les caractéristiques du bien immobilier pour produire des estimations fiables et extrêmement précises. Pour un investisseur, c'est l'assurance de prendre sa décision sur des données réelles plutôt que sur des perceptions erronées.
L'immobilier reste un réflexe solide, à condition de bien s'entourer
Placer 100 000 euros dans l'immobilier reste un réflexe solide pour les Français, même en temps de crise. Mais entre la peur et la réalité du marché, il y a souvent un écart que seul un professionnel bien informé peut combler. C'est exactement ce que 68 % des porteurs de projet ont compris en déclarant vouloir consulter un notaire avant de décider.
FAQ : placer son argent dans l'immobilier avec un notaire
Faut-il consulter un notaire avant d'acheter un bien d'investissement ? Oui, et le plus tôt possible. Une consultation en amont permet d'analyser la situation juridique du bien, d'identifier les risques et de choisir la meilleure structure de détention selon votre situation fiscale.
Le notaire peut-il m'aider à choisir entre acheter en direct ou via une SCI ? Oui. Le choix entre détention directe et SCI dépend du projet, de la situation familiale, des revenus et des objectifs de transmission. Le notaire établit une comparaison personnalisée.
Combien coûte un conseil patrimonial chez un notaire ? Le premier rendez-vous est généralement gratuit. Les honoraires de conseil, quand ils s'appliquent, restent très inférieurs aux économies fiscales que peut permettre un investissement bien structuré.
Puis-je vérifier le prix d'un bien avant de faire une offre ? Oui. Les données DVF sont accessibles gratuitement sur data.gouv.fr. Un notaire peut compléter cette analyse avec des données plus détaillées et une lecture professionnelle des tendances locales.
Le notaire peut-il m'aider à transmettre mon bien à mes enfants ? Oui. Donation avec réserve d'usufruit, démembrement, donations-partages : ces outils permettent de transmettre un bien en réduisant la fiscalité applicable. Le notaire est le seul professionnel habilité à les mettre en œuvre.
Sources :
- Enquête exclusive Notariat Services, 1 288 internautes, mars 2026
- Base des Demandes de Valeurs Foncières (DVF), Ministère de l'Économie (data.gouv.fr)
- Notariat Services, Immonot Pro Premium : solutions.notariat-services.com