Santé / Bien-être | Une liste officielle des perturbateurs endocriniens d'ici 2021
Santé / Bien-être

Une liste officielle des perturbateurs endocriniens d'ici 2021

Publié par M6 météo - le 15 janv. 2019
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Le gouvernement a présenté le 14 janvier dernier son projet de lutte contre les perturbateurs endocriniens. Si leurs effets néfastes sur la santé sont désormais connus, les produits susceptibles d’en contenir le sont beaucoup moins. Une liste officielle établie par le gouvernement devrait être dressée d’ici 2021.

Le gouvernement présente son plan de lutte contre les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens sont de plus en plus pointés du doigt et sont présents dans bien des produits du quotidien, utilisés pour le ménage, l’hygiène et même dans l’alimentation. On les retrouve aussi dans les tickets de caisse, certaines peintures ou encore des vêtements. Ces substances chimiques modifient l’équilibre hormonal et sont dénoncées pour être à l’origine de certains cancers, de retards de croissance ou de soucis de fertilité. Le problème, c’est qu’il est parfois difficile de les repérer. 

Le gouvernement a donc décidé de partir en guerre contre ces substances et a dévoilé lundi 14 janvier sa « Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens 2019-2022 ». Selon Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, « la première phase, c'est de tenir à jour une liste exacte de ce qu'on appelle un perturbateur endocrinien, puisqu'il y a aujourd'hui encore des flous sur certaines molécules, et des débats à l'échelon international ».

Un site d’information en 2019 et une liste officielle d’ici 221

Le plan d’action prévoit notamment « la création en 2019 d'un site d'information grand public sur les produits chimiques, dont les perturbateurs endocriniens, une meilleure formation des personnels de santé et le financement de recherches scientifiques spécifiques sur le sujet », peut-on lire dans les colonnes de Franceinfo

L'Agence de sécurité sanitaire (Anses) devra quant à elle publier d'ici 2021 une liste de perturbateurs endocriniens classés « suspectés », « présumés » et « avérés ».

Si l’UFC-Que Choisir, qui dénonce régulièrement la présence et les ravages des perturbateurs endocriniens, a trouvé le plan annoncé « plutôt satisfaisant »,  elle regrette l’absence d’obligation d’étiquetage, qui reste selon elle « le meilleur moyen d'informer le consommateur. »

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