Santé / Bien-être | Selon le Ministère de la Santé, le joint électronique est légal
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Selon le Ministère de la Santé, le joint électronique est légal

Marie-eve Wilson-jamin Publié par Marie-eve Wilson-jamin - le 30 nov. 2017
Le cannabidiol serait dépourvu de propriétés stupéfiantes. © © Shutterstock

Le ministère de la Santé a pris le contre-pied de l’Agence du médicament (ANSM) concernant l’interdiction de e-liquides au cannabinol (CBD), une molécule du cannabis, en vente libre.

Le cannabidiol serait dépourvu de propriétés stupéfiantes

Le ministère de la Santé a décidé que les e-liquides au cannabinol (CBD), une molécule du cannabis, peuvent être distribués en vente libre. Le ministère s'oppose donc à la décision de l’Agence du médicament (ANSM). Il considère que ce composant « apparaît comme légal ». Il s’agirait d’une « dérogation à la législation ».

Pour rappel, en France, il est interdit de détenir, de fabriquer, de transporter et de fumer du cannabis. Mais le cannabidiol serait dépourvu de propriétés stupéfiantes, contrairement à son principe actif le THC. Cette substance ne provoquerait pas « d'effets de défonce mais joue seulement sur la vigilance », comme on peut le lire dans les colonnes du Parisien. Certains vendeurs présentent même le CBD comme « un anti-stress » qui favoriserait le sommeil et lutterait contre la douleur.

Contrôler les dosages de CBD

Le ministère ne laissera pas pour autant les professionnels vendre leurs produits en toute liberté. L'ANSM et la Répression des fraudes ont en effet été saisis pour mettre en place des contrôles et surveiller les dosages de CBD. Les commerçants ne devront pas non plus présenter le cannabis « sous un jour favorable », précise le ministère de la Santé au Parisien

Commercialisée sur Internet depuis 2014 en France, la cigarette électronique au CBD séduit de plus en plus. Et aucune étude sur le cannabidiol sous forme de e-liquide ne permet de confirmer des inconvénients. « Ses effets psychoactifs sont encore mal connus, bien qu'on lui prête des effets sédatifs », note le ministère de la Santé, dans Le Parisien.  

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