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À Arles, des bornes anti-moustiques révolutionnent le quotidien des Camarguais

Jean-baptiste Giraud Publié par Jean-baptiste Giraud - le 8 juin 2016
Moustique

Le moustique semble avoir trouvé plus fort que lui en Camargue. Deux ingénieurs sont parvenus à inventer des stations anti-moustiques capables de capturer des dizaines de milliers d’insectes piqueurs en quelques semaines seulement.

Un piège anti-moustique qui imite l’odeur humaine

Le moustique est une véritable plaie lorsque l’été arrive. Cette année, le moustique tigre est particulièrement redouté en ce qu’il pourrait être porteur du virus Zika, et ainsi le transmettre à l’homme. La Camargue et ses marais, véritables lieux de vie des moustiques, pourraient avoir trouvé une solution écologique et radicale contre ces insectes indésirables.

Le concept, une borne qui piège les moustiques, a été inventé par deux ingénieurs français et testé avec succès l’été dernier dans plusieurs quartiers d’Arles. Ces bornes ont le pouvoir d’imiter l’odeur humaine et d’attirer ainsi les insectes piqueurs en épargnant les autres. Elles capturent donc les moustiques sans nuire à l’équilibre de l’écosystème.

270 000 moustiques capturés en trois mois

Pour vérifier l’efficacité de ces bornes, Brigitte Poulin, chef du département écosystèmes à la station biologique de la Tour du Valat a dirigé une étude consistant à positionner certaines personnes, jambes nues, près des bornes, et d’autres dans des quartiers plus éloignés. « Au grand mas d'Avignon et au mas du Verdier, à plusieurs centaines de mètres de la machine la plus proche, on a enregistré 15,2 tentatives de piqûres en moyenne sur 10 minutes de temps. Juste à côté de la borne, c'était 1,7 tentative ! », a noté la scientifique au terme de ce test en conditions réelles.

En étudiant le contenu des bornes, les chercheurs ont également constaté que seuls 0,7 % des insectes capturés étaient des non-piqueurs. Résultat concluant pour ces bornes qui, de mi-juillet à mi-octobre l’année dernière, ont capturé 270 000 moustiques. Face à ce bilan, la municipalité a autorisé l’installation des bornes dès le mois de mai. Une enquête sur l’efficacité de ces dispositifs est par ailleurs menée par deux étudiantes en master de biologie depuis une page Facebook dédiée au projet.