Économie | Catastrophes naturelles : l'année 2017 aura été l'une des plus coûteuses
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Catastrophes naturelles : l'année 2017 aura été l'une des plus coûteuses

Publié par Anton Kunin - le 21 déc. 2017
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Selon les calculs du réassureur SwissRe, les catastrophes naturelles survenues en 2017 auraient eu un coût record de 258 milliards d'euros. Il s'agit de la troisième année la plus coûteuse de l'histoire en termes de catastrophes naturelles.

Aux États-Unis, l’année 2017 restera marquée par des ouragans

L'année 2017 a commencé de manière plus au moins calme : jamais en dix ans les dégâts occasionnés par les catastrophes naturelles entre janvier et mai n'ont été aussi limités. La seconde moitié de l'année a en revanche été très destructrice : ouragans Harvey, Irma et Maria, incendies de forêts en Californie... C’est d’ailleurs la première fois depuis 2005 que les États-Unis ont été frappés par un ouragan de grande ampleur. Selon Kurt Karl, économiste chez SwissRe, les dégâts ont été d’autant plus importants que suite à la reconstruction post-Katrina (l’ouragan meurtrier qui a frappé la côte ouest des États-Unis 2005), de nombreux Américains ont acheté des maisons sur ce territoire, frappé à nouveau par des ouragans en 2017.

Le montant des dégâts occasionnés par ces ouragans a été proche du niveau de 2005 : en tout, les ouragans Harvey, Irma et Maria ont occasionné 78 milliards d’euros de dégâts, soit le tiers de l’ensemble des dégâts à travers le monde (258 milliards d’euros).

Des inondations en Asie et des tremblements de terre au Mexique

Au niveau mondial, depuis que SwissRe a commencé le décompte en 1970, seules deux autres années ont enregistré davantage de dégâts. Le bilan global s’est alourdi à cause des tremblements de terre qui ont frappé les villes mexicaines de Tehuantepec et Puebla et du cyclone Debbie, qui a frappé le nord-ouest de l’Australie. Des inondations en Asie du Sud-Est sont également venus assombrir le tableau.

Le montant des dégâts subis en 2017 (258 milliards d’euros) paraît d’autant plus considérable qu’en 2016, ils ont été 1,5 fois moindres (158 milliards d’euros), même s’il s’agissait là encore d’une somme très élevée.

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