Actualités | Les Néo-Zélandais craignent d'être bientôt privés de chips
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Les Néo-Zélandais craignent d'être bientôt privés de chips

Publié par Marie-eve Wilson-jamin - le 18 oct. 2017
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Alors que le pays fait face à une récolte moins importante de pommes de terre, la Nouvelle-Zélande évoque une « chipocalypse ».

Près de 20% de la production de pommes de terre de l’île a pourri suite aux pluies torrentielles de l'hiver

L'été, saison des barbecues, arrive à grands pas dans l'hémisphère sud et l'inquiétude grandit en Nouvelle-Zélande. Conséquence de récoltes moins importantes de pommes de terre, la production de chips a diminué. En effet, l'hiver trop pluvieux dans le pays des « All Blacks » a provoqué de larges pertes agricoles. Ainsi, près de 20% de la production de pommes de terre de l’île a pourri suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues. Et dans certains endroits, jusqu’à un tiers de la récolte a même été perdu.

Les « Kiwis » font preuve d'humour et évoquent une « chipsocalypse », notamment via les réseaux sociaux. Sur Twitter, l'ironie est de rigueur pour dénoncer les priorités de certains : « Nous entrons dans notre troisième semaine sans Parlement, mais non, la question la plus urgente en Nouvelle-Zélande est la pénurie de pommes de terre ».

Le prix de la pomme de terre en hausse depuis un an déjà

Pour sa part, le PDG de Potatoes New Zealand, Chris Claridge, interrogé par le New Zealand Herald, relativise puisqu'il n'évoque toutefois pas de pénurie : « il y aura moins de choix et les marques vont faire face à des difficultés ». Il envisage un retour à la normale en début d'année prochaine. Et promet même sur Twitter : « Oui vous aurez des chips pour Noël ». Le grand public n'avait pas encore réalisé l'ampleur des pertes. 

Pourtant, la chambre d’industrie de Nouvelle-Zélande précise que le prix d’un kilogramme de pommes de terre a déjà fortement augmenté au cours de la dernière année. En août 2016, il s'établissait à 1,63 dollar australien contre 2,12 dollars australiens en 2017. Les consommateurs, privés désormais de chips, ont pris conscience lorsqu'ils ont vu fleurir dans les rayons des supermarchés cette alerte : « En raison d'une rupture de stock nationale, nous aurons des problèmes d’approvisionnement de chips. Cela devrait durer jusqu’à la nouvelle année ».

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