Actualités | Pénurie de beurre : faire des réserves n'est pas nécessaire
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Pénurie de beurre : faire des réserves n'est pas nécessaire

Publié par Marine Tertrais - le 2 nov. 2017

Le risque de pénurie de beurre en France existe-t-il ? Selon le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, si ce risque existe c’est en grande partie à cause des consommateurs.

Le consommateur est en partie responsable

La peur de manquer de beurre pousse certains consommateurs à se ruer sur les dernières barquettes présentes dans les rayons pour se faire des réserves. Mais c’est une très mauvaise idée selon le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, qui estime que les consommateurs ont leur part de responsabilité dans la situation actuelle. « La crainte de pénurie crée la pénurie », a-t-il lancé au micro de RTL.

« C'est une situation inédite à laquelle nous assistons aujourd'hui sur les produits laitiers », a-t-il estimé. « Cette pénurie est liée au fait que les consommateurs ont beaucoup acheté de beurre. Ce que l'on voit sur le beurre, la même chose se produit souvent sur l'essence et le gazole. ». Quand la pénurie de carburants a frappé la France en 2016, en quelques jours, les stations-services s’étaient retrouvées à sec, à cause de la peur des automobilistes.

Les agriculteurs doivent gagner plus d’argent

C’est pour cette raison que le ministre de l’Agriculture a exhorté les consommateurs à être responsables, car s’ils continuent à acheter plus de beurre qu’ils en ont besoin, alors la crise ne prendra jamais fin. Mais Stéphane Travert ne nie pas qu’il existe à l’origine de cette pénurie un bras de fer entre les fournisseurs et les distributeurs. « Nous souhaitons que l’inter-profession puisse entamer une discussion avec les producteurs », a-t-il déclaré le ministre.

Les deux parties sont donc invitées à « prendre leurs responsabilités ». Déjà Super U et Auchan ont accepté de payer plus cher le beurre. Ce qu’il faut absolument, c’est que les producteurs laitiers puissent gagner un peu plus d’argent. « Les états généraux de l'alimentation, qui se tiennent actuellement, doivent permettre de mieux représenter les agriculteurs demain face aux autres maillons de la chaîne », a conclu le ministre.