Loisirs | Partons à la découverte de la cornemuse
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Partons à la découverte de la cornemuse

Pauline P. Publié par Pauline P. - le 17 oct. 2022
homme cornemuse

Au son mélodieux de la cornemuse, on pense de suite aux vertes vallées des Highlands en Ecosse ou encore à la Bretagne… Oui, bien sûr, mais pas seulement ! La cornemuse est ancrée depuis longtemps dans de nombreux pays et dans la culture populaire. Partons à la découverte de cet instrument, qui a su traverser les époques.

7 choses à savoir sur la cornemuse 

  1. La cornemuse est très ancienne aux origines mal déterminées (Egypte ?) ; cependant, ce qu’on sait, c’est que sa présence est attestée depuis la plus Haute Antiquité (3000 av.JC) au Moyen-Orient et en Inde.
  2. Elle fait partie de la famille des aérophores (ou instruments à vent) à anches. La cornemuse est constituée : d’un sac souple étanche (un réservoir d’air), d’un tuyau mélodique, appelé hautbois, avec une anche ou 2, et d’un nombre variable de tuyaux à anche simple, appelés bourdons, qui émettent un son continu.
  3. Le joueur de cornemuse est appelé cornemuseux, sonneur, biniaouer ou piper… Le principe de fonctionnement est le même pour tous. On dénombre environ 80 cornemuses différentes de par le monde (l’Europe entière, le Maghreb, le Moyen-Orient, l’Inde). En France, elle est présente dans de nombreuses régions : en Bretagne, en Flandres, dans les Landes, les anciennes provinces du Centre (Auvergne, Morvan, Poitou…).
  4. L’une des particularités de cet instrument est l’adjonction d’un réservoir (une poche) à un hautbois à anche double ou simple, qui permet un jeu continu et puissant. L’ajout de tuyaux complémentaires amplifie encore la puissance sonore et l’effet polyphonique.
  5. Certaines cornemuses possèdent des variantes : elles sont alimentées par la bouche ou par un soufflet actionné avec le bras. Le bourdon peut être porté sur l’épaule, sur le bras ou posé à la verticale, le long du buste… Il peut même y avoir plusieurs bourdons.
  6. Le mode et le style de jeu influencent également l’utilisation de tuyaux mélodiques de longueurs variables (de 10 à 30 pouces - un pouce est égal à environ à 2,54 cm.), permettant le jeu à plusieurs cornemuses de tonalités différentes. 
  7. Longtemps oubliée, la cornemuse a retrouvé un regain d’intérêt ces dernières décennies grâce au travail formidable des « facteurs » (les fabricants) de ces instruments très variés. En effet, selon la région ou le pays, la taille et la longueur des tuyaux changent pour lui donner sa particularité.

Quelques anecdotes autour de la cornemuse 

  • En France, il existe une vingtaine de cornemuses : le dodelzak en Flandre, le biniou en Bretagne, la cabrette, la bodega, la musette bressane ou Béchonnet, la chabrette, la grande nivernaise…
  • Les plus célèbres restent les « pipes » écossaises ou irlandaises : border pipe, Unions pipes, War pipe… appelées les « pipes bands ».
  • Une anche (battante) : C’est une lamelle de bois, de roseau ou de métal qui vibre pour produire du son.
  • Un festival de cornemuses, parmi des dizaines, le Festival interceltique de Lorient (en Bretagne) qui réunit plusieurs nations, au mois d’août. Et d’autres à découvrir : à Soustons, à Cassel, à Arleuf…
  • Un prix moyen ? De 750 à 1150 euros, voire beaucoup plus pour des modèles  sophistiqués
  • Les essences de bois utilisées : le Mopani, le bois de plomb, la Chacate noire, l’ébène de Mozambique, l’olivier…