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300 personnes manifestent contre les 11 vaccins obligatoires

Paolo Garoscio Publié par Paolo Garoscio - le 11 sept. 2017
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La réforme de la vaccination obligatoire d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a encore du mal à être acceptée par une partie de la population. Les anti-vaccins, qui demandent la liberté de vacciner leurs enfants comme ils veulent, ont manifesté le 9 septembre 2017 devant le ministère de la Santé. Une manifestation qui n’a pas vraiment mobilisé.

Le mouvement EPVL continue de lutter

Ils ne sont pas tous des anti-vaccins, comme on appelle celles et ceux qui ne veulent pas vacciner leurs enfants : le mouvement EPVL (Ensemble Pour une Vaccination Libre) demande avant tout le droit de choisir. L’idée est de permettre à tout un chacun de faire vacciner, ou non, ses enfants et ce, quelle que soit la maladie concernée.

Forcément, la réforme du ministère de la Santé ne plaît pas : alors qu’aujourd’hui, seulement trois vaccins sont obligatoires pour les enfants de moins de deux ans en France, la réforme va faire passer ce nombre à 11 dès janvier 2018. Le samedi 9 septembre 2017, un rassemblement était organisé face au ministère de la Santé : 300 personnes sont venues réclamer le droit à une vaccination libre.

Un risque pour l’efficacité de la couverture vaccinale

La réforme est critiquée sur le fonds comme sur la forme : sur le fonds, car elle augmente le nombre de vaccins obligatoires et sur la forme, car les vaccins vont être payés par la sécurité sociale et donc pas les impôts des Français. Pour les défenseurs du droit à une vaccination libre, ce sont surtout les grands laboratoires pharmaceutiques qui sont les grands gagnants.

Mais pour les spécialistes, ne pas faire vacciner ses enfants présente un double problème : non seulement il y a un risque que l’enfant contracte une maladie pour laquelle un vaccin existe mais, en plus, l’efficacité d’une couverture vaccinale est directement liée au nombre de personnes vaccinées. Ne pas faire vacciner ses enfants risque de faire ressurgir des maladies aujourd’hui disparues et d’augmenter le risque de contamination et d’épidémie.

La loi, d’ailleurs, prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à la prison et la perte de la garde des enfants en cas de non-respect de la vaccination obligatoire.

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