Santé / Bien-être | Les garçons bientôt vaccinés contre les papillomavirus
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Les garçons bientôt vaccinés contre les papillomavirus

Publié par Sybille De-la-rocque - le 24 janv. 2019

En France, les jeunes filles sont vivement invitées à se faire vacciner contre le cancer du col de l’utérus, et le gouvernement songe à inclure les garçons dans ce programme.

La Haute autorité de santé invitée à se prononcer sur la vaccination des garçons contre le HPV

Les papillomavirus humains (HPV), responsables du cancer du col de l’utérus, ne concernent pas que les femmes. De nombreuses études ont montré que ces virus pouvaient être responsables, chez les hommes, de formes de cancer de l’anus, de la bouche ou encore de la gorge notamment en raison de leur sexualité. C’est pourquoi la ministre de la Santé s’est récemment interrogée sur l’utilité de recommander ce vaccin aux adolescents.

Pour prendre cette décision, Agnès Buzyn a demandé l’avis de la Haute Autorité de Santé, qui planche actuellement sur le sujet et devrait rendre ses conclusions cette année. Si la HAS donne un avis favorable, cette vaccination aujourd’hui fortement recommandée chez les filles de 11 à 14 ans, pourrait bientôt concerner les garçons du même âge.

L’Australie, un exemple en termes de lutte contre les papillomavirus

Si l’on en croit les exemples étrangers, ce programme de vaccination étendu aux jeunes garçons pourrait faire drastiquement baisser le nombre de contaminations au HPV. L’Australie est un exemple très parlant en la matière puisqu’une récente étude a montré que, dans moins de 20 ans, elle ne compterait plus aucun nouveau cas de cancer du col de l’utérus. Et pour cause, l’Australie se vante d’avoir une couverture vaccinale contre le HPV de 80% chez les filles, et de 75% chez les garçons.

Actuellement, les papillomavirus sont la première infection sexuellement transmissible dans le monde. Dans le cadre de son Plan cancer, la France a décidé de s’attaquer à ce cancer en particulier en lançant une grande campagne de dépistage. Toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans qui ne le font pas déjà vont bientôt être invitées à se faire dépister, en réalisant un simple frottis chez un gynécologue ou chez une sage-femme. Un examen à réaliser ensuite tous les trois ans.

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