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L'histoire insolite des passages piétons

Publié par Sybille De-la-rocque - le 21 nov. 2017

Comment sont nés les passages piétons ? Leur histoire oubliée date des années 20, à l’époque où les voitures n’étaient pas les bienvenues sur les routes.

Au début de l’automobile, les conducteurs étaient responsables de tous les accidents

Les générations actuelles ont totalement oublié cette époque, mais il fut un temps où sur la route, le piéton était roi. Le passage piéton n’existait pas et les voitures étaient regardées avec mépris par la population qui les accusaient d’être responsables de tous les accidents qui pouvaient survenir sur la chaussée. Et si cette époque est aujourd’hui révolue, c’est uniquement grâce à la persévérance des lobbys du secteur de l’automobile, qui sont parvenus à se faire une place sur la route.

Cette histoire, récemment rappelée par le magazine Vox, nous propulse dans les premières heures de la voiture, dans les années 1920. À cette époque, les accidents étaient beaucoup plus nombreux sur les routes et les automobilistes en étaient systématiquement jugés responsables.

Les lobbys de l’automobile œuvrent pour se faire une place sur la route

« Durant les premiers jours de l’automobile, c’était le travail des conducteurs de vous éviter, et non le vôtre », explique ainsi Peter Norton, historien à l’université de Virginie, interrogé par Vox. Pour inverser cette tendance et lutter contre la menace qui pesait sur sa survie, le secteur de l’automobile a eu l’idée de créer le tout premier code de la route. C’est ainsi que sont nés les passages piétons, sur lesquels il était devenu obligatoire de circuler, sous peine de recevoir une amende.

L’installation de marquages au sol devait s’accompagner d’une vaste campagne de sensibilisation et le terme « jaywalking », qui n’a pas son semblable en français mais qui signifie littéralement « piéton qui traverse en dehors des passages », est même apparu. « Sous ce nouveau modèle, les rues étaient devenues un endroit dédié aux voitures, et si vous, piéton, étiez percuté, c’était désormais de votre faute », conclut Peter Norton.

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