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Intempéries de juin : un mois foudroyant, un crescendo des coûts fulgurant

Laura J. Publié par Laura J. - le 27 juin 2022

Cela faisait plus de 30 ans que nous n’avions pas connu un mois de juin aussi touché par les orages. Près de 200 000 impacts de foudre ont en effet été recensés, ce qui n’était pas arrivé depuis 1989. Avant et après la vague de canicule qui s’est abattue sur l’hexagone, des séquences orageuses intenses et de longue durée ont été enregistrées un peu partout et pratiquement pas une journée ne passe sans que Météo France n’active des alertes dans plusieurs départements. Quel est le coût de ces évènements climatiques ? Nous dressons le bilan !

Un épisode qui touche bientôt à sa fin ?

A cause du bras de fer entre un air chaud qui peine à disparaitre et un air frais qui tente de s’installer par l’ouest, une grande instabilité se développe. Résultat : de violents orages ont été observés partout sur le territoire, et la durée de ces phénomènes est assez exceptionnelle, sans même parler du fait qu’ils sont habituellement plutôt présents entre juillet et août.

Cela dit, d’ici demain mardi, cet épisode devrait peu à peu disparaitre et une accalmie est attendue dans les prochains jours. Un rafraîchissement sera lui aussi au rendez-vous, avec au programme des températures à peine de saison.

Les conséquences économiques de ces chamboulements climatiques

En plus des pluies torrentielles et des records enregistrés en matière d’impacts de foudre, ces épisodes orageux nationaux ont également été marqués à certains endroits par de fortes chutes de grêle. Conséquence ? Des centaines de millions d’euros de dégâts ont été enregistrés, et cela dans plusieurs secteurs :

  • Automobile : le défilé des sinistrés chez les carrossiers est incessant, et ces derniers sont désormais débordés. Les garages concentrent donc leurs efforts sur les remplacements de parebrises et gardent les réparations de carrosserie pour plus tard ;
  • Habitation : même dynamique pour les couvreurs qui se voient assaillis par la demande. Les grêlons ont en effet abimé de nombreuses toitures, à telle point que les tuiles sont parfois difficiles à trouver dans certaines régions ;
  • Agriculture : les champs et les vignes ont été malmenés par les chutes de grêle et des récoltes entières ont ainsi été perdues en quelques heures.

Si ces orages se sont fort tristement fait leur lot de victimes (quelques personnes y ont laissé la vie), le coût économique lui aussi est important. Les assureurs ont estimé à déjà plus d’un milliard les dégâts causés dans les différents secteurs, et cela uniquement sur le mois de juin.

L’impact du climat sur les contrats d’assurance

Entre les forts épisodes de gel, les sécheresses, les canicules et les violents orages, l’année 2022 aura été marquée par des épisodes météorologiques extrêmes. Conséquence : des dizaines de millions d’euros de dégâts ont dû être indemnisés par les assureurs. La facture pour les assurances a d’ailleurs été multipliée par quatre en 30 ans. Ces derniers compensent donc graduellement l’augmentation de leurs dépenses en les répercutant bien entendu sur leurs clients.

En fonction des régions, les assurés devront débourser davantage pour couvrir les dégâts sur leur maison – et dans une moindre mesure sur leur appartement. Attention cela dit, l’assurance vous couvrant contre les intempéries n’est pas active de façon automatique. Vérifiez également bien sur vos contrats si les frais de relogement sont pris en charge et si le montant de la franchise est raisonnable !