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Société : qui sont les Français qui appartiennent à la « classe médiane » ?

Sybille De-la-rocque Publié par Sybille De-la-rocque - le 23 nov. 2017
Foule

En France, on parle peu de certains Français. Ils n’appartiennent ni à la catégorie sociale des pauvres, ni à celles des « modestes », et pas non plus à celles des ménages dits aisés. Ce sont les « médians », et l’Insee consacre une étude à leur sujet.

Près de 20 % des Français sont « médians »

Les études sociétales s’intéressent bien souvent aux Français pauvres et au Français riches, mais peu à ceux qui se situent entre ces deux catégories. C’est en partant de ce constat que l’Insee a décidé, cette année, de dédier sa publication « France, portrait social », à ces personnes « situées au milieu de l’échelle des niveaux de vie, ni dans le bas ni dans le haut ».

En terme de revenus, sont considérés comme « médians » tous les Français qui gagnent entre 1 510 € et 1 850 € nets par mois. En 2014, année de référence pour cette étude, près d’une personne sur 5, soit 18,7 % de la population, entrait donc dans cette catégorie. Cela dit, le salaire ne semble pas être déterminant pour définir cette catégorie de la population, note l’Insee. Sentiment d’aisance financière, pauvreté en conditions de vie, satisfaction dans la vie, propriété de la résidence principale, poids des dépenses de logement dans le revenu et conditions de logement sont tout autant des critères qui permettent de qualifier un ménage de « médian ».

La classe médiane est très hétérogène

L’étude de l’Insee note qu’à certains égards, les « médians » ont quelques traits de ressemblance avec les ménages modestes. Mais ces derniers « montrent une plus grande proximité avec (les personnes) à niveau de vie supérieur par leur statut d’activité (plus d’une personne sur deux est en emploi) ; par la rareté de certaines configurations familiales comme les familles monoparentales ; par un accès généralisé aux produits de première nécessité et aussi par une hausse du taux d’accès à la propriété au cours des vingt dernières années », indiquent les auteurs de l’étude.

Finalement, cette catégorie montre sa grande hétérogénéité lorsqu’il s’agit de patrimoine. Les ménages médians ont la particularité de se répartir sur toute l’échelle du patrimoine, ce qui n’est pas le cas des pauvres, qui sont toujours au bas de cette échelle, ou même des ménages aisés, qui sont toujours en haut.

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