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Écologie | Les dunes : pourquoi et comment les protéger ?
Écologie

Les dunes : pourquoi et comment les protéger ?

Proposé par Pauline Picquette - le 24 oct. 2021

La protection des dunes est un enjeu physique et biologique face au changement climatique. Sans être alarmiste, il faut prendre la problématique « à bras-le-corps », ce qui est engagé depuis des décennies par les pouvoirs publics pour préserver le trait de côte. Combat titanesque face au réchauffement du climat !

Avant-propos pour bien comprendre les enjeux

  • La hausse du niveau de la mer est la principale menace : Au 20ème siècle, il a progressé de 17 cm, mais les experts envisagent une hausse de 1 mètre d’ici quelques décennies, si on parvient à limiter à 2 degrés cette augmentation des températures… et si on ne fait rien, le niveau des océans montera plus, beaucoup plus !
  • Autre effet prévisible du réchauffement, l’augmentation de la force et de la fréquence des tempêtes. Aujourd’hui, encore, les dunes protègent les populations du littoral, mais combien de temps encore ? Cela variera selon les régions, sans doute… mais aussi de la faculté de l’homme à adopter une attitude plus écologique.
  • Il y a une solidarité totale entre les petits fonds marins, la plage et les dunes. C’est la mer qui dépose le sable et c’est aussi elle qui l’emporte. Parfois, la dune avance vers la mer en fonction des mouvements des sédiments le long des côtes, mais en général elle recule.

La préservation des dunes est devenue impérative pour protéger les populations. Quelles sont les techniques de protection mises en œuvre pour lutter contre cette menace ?

3 techniques de base pour protéger les dunes

La priorité est de chercher à faciliter la colonisation végétale naturelle : de facto, la flore (et sa couverture au sol) est le principal outil de fixation de la dynamique dunaire.

1. Les couvertures de débris végétaux

Elle se fait selon 2 techniques :

  1. soit manuelle, par des couvertures planes de branchages fins (buissons de genêt, de bruyère à balais),
  2. soit mécanique, avec de gros branchages (pins maritimes, chênes verts).

Ces méthodes apportent des conditions favorables à la végétalisation par piégeage des graines, l’augmentation de la rétention d’eau et l’apport d’éléments minéraux et organiques.

2. Les brise-vents

Ces obstacles verticaux de perméabilité et de hauteur variable réduisent la vitesse du vent à proximité du sol et permettent le dépôt de sédiments transportés. Comment ? Par une succession de rideaux perpendiculaires aux vents dominants : ce sont en général des barrières en lattes de châtaigniers (les ganivelles) ou de filets en fibre végétale.

3. Les plantations

Peu étendues, car en effet on laisse la dynamique naturelle se faire en diversité. On utilise, cependant, un nombre limité de végétaux pour fixer la dune, oyat (au long et dense réseau racinaire, résistante à l’ensablement) et de plus en plus, le chiendent des sables (plus adapté à la salinité).

A garder en tête 

C’est l’ONF (Office National des Forêts) qui gère le linéaire côtier (en collaboration avec les communes) ; ce sont plus de 90 000 ha de domaines dunaires sur près de 400 km. Ce sont eux qui mettent en place les différentes techniques de « génie écologique » pour faire face aux changements climatiques et ralentir les risques de submersion marine.