Santé / Bien-être | 1 décès sur 5 serait lié à une mauvaise alimentation
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1 décès sur 5 serait lié à une mauvaise alimentation

Publié par Emilia Capitaine - le 15 sept. 2017

Si l’espérance de vie a progressé au niveau mondial, les mauvaises habitudes alimentaires représentent un frein à une véritable amélioration dans de nombreux pays. Elles seraient liées à près d’un décès sur 5 au niveau mondial.   

Les mauvaises habitudes alimentaires responsables de 10 millions de morts

Une étude américaine l’affirme : dans le monde, près d’un décès sur cinq serait lié à une mauvaise alimentation. Cette étude, publiée ce vendredi 15 septembre 2017 dans la revue The Lancet, a été financée par la Fondation Bill & Melinda Gates et coordonnée par l’Institut de mesure et d’évalutation de la santé (IHME), à l’Université de Washington à Seatle (États-Unis).

Selon les auteurs, sur les 54,7 millions de décès survenus dans le monde en 2016, un peu plus de dix millions seraient causés par une mauvais alimentation, notamment pauvre en céréales complètes, fruits, légumes, poissons et trop salée. Par ailleurs, une glycémie et une pression artérielle élevées, l’obésité et un excès de cholestérol, des maladies liées aux mauvaises habitudes alimentaires, font partie des dix principaux facteurs de risque de décès, chez les hommes comme chez les femmes, dans le monde.

Une espérance de vie en augmentation

Depuis 1970, l’espérance de vie mondiale à la naissance a progressé de 14 ans, hommes et femmes confondus, de 58,4 ans en 1970 à 72,5 ans en 2016. Les femmes continuent de vivre plus longtemps (75,3 ans en moyenne) que les hommes (69,8 ans en moyenne), mais l’écart tend à se réduire.

Le Japon affiche la plus longue espérance de vie (83,9 ans en moyenne) tandis que c’est en Centrafrique qu’on vit le moins longtemps (50,2 ans en moyenne). Si ces progrès sont louables, les chercheurs qui ont conduit l’étude estiment qu’il existe encore de nombreux freins à une amélioration de la situation dans certains pays. « En dépit des progrès, nous sommes confrontés à une triade de problèmes - l’obésité, les conflits et les maladies mentales, toxicomanie comprise, qui freinent de nombreuses nations et communautés », déplore ainsi le Dr Christopher Murray, directeur de l’IHME. 

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