Écologie | Des algues pour lutter contre la pollution de l'air à Paris
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Des algues pour lutter contre la pollution de l'air à Paris

Perrine Derobien Publié par Perrine Derobien - le 24 avr. 2017
des algues contre la pollution © © Shutterstock

Alors que Paris a déjà connu d’importants pics de pollution, des solutions écologiques sont proposées pour réduire les gaz à effet de serre. Même si la mer est loin de la capitale, des algues pourraient améliorer la qualité de l’air.

Des colonnes qui contiendront des algues

En matière d’environnement et de propreté, Paris fait de nombreux efforts et laisse souvent place à des innovations écologiques. Après les "uritrottoirs", des urinoirs transformés en bacs à fleurs, ce sont des algues qui vont être installées dans une colonne Morris. Ce dispositif devrait permettre de capter le gaz carbonique. Une bonne idée pour la capitale qui connaît parfois des pics de pollution.

Les colonnes Morris font partie intégrante du paysage urbain parisien et sont destinées à l’affichage. C’est donc un élément nouveau qui devrait apparaître, puisqu’il sera conçu comme un aquarium dont les dimensions devraient atteindre 4 mètres de hauteur pour une circonférence de 2,5 mètres. Cependant, il ne s’agira pas d’y mettre des poissons mais des algues. La première sera installée place d’Alésia et ne manquera pas de susciter la surprise des passants.

Une réponse concrète et durable pour diminuer les gaz à effet de serre

S’il y a des algues dans cette colonne, ce n’est pas pour faire de la décoration mais bien pour une bonne raison : elles ont une action dépolluante. Ces dernières sont le fruit de l’expérimentation d’une entreprise française située en Gironde : Fermentalg. Elle affirme que « grâce à la photosynthèse, nos microalgues captent et transforment le dioxyde de carbone en oxygène qui permet de diminuer les gaz à effet de serre et donc de contribuer au ralentissement du réchauffement climatique ».

Cette innovation écologique fait partie des « réponses concrètes et durables » proposées par l’entreprise avec le groupe Suez. La colonne de micro-algues sera mise à l’essai pendant un an au minimum. D’après Bertrand Camus, le directeur général de Suez France : « Si cette expérimentation s’avère efficace en termes de captation, le processus pourrait être déployé sur d’autres zones à forte concentration de gaz carbonique, comme les bouches d’aération de parkings ou sur les parois des tunnels du périphérique », rapportent nos confrères de 20 Minutes.

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