Santé / Bien-être | La méditation pour soigner les maladies mentales
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La méditation pour soigner les maladies mentales

Sybille De-la-rocque Publié par Sybille De-la-rocque - le 16 oct. 2017
Méditation

La méditation à visée thérapeutique pourrait faire des miracles dans le traitement de certaines pathologies. Dans une récente étude, des chercheurs ont montré que ces exercices pouvaient modifier la structure de différentes régions du cerveau.

La méditation transforme notre cerveau en profondeur

En agissant directement sur la forme de notre cerveau, l’exercice de la méditation pourrait aider au traitement de nombreuses pathologies psychiatriques. C’est en substance ce que révèle une récente étude publiée dans le Journal Science Advance. Selon cette dernière, la méditation orientée pour exercer certaines aptitudes agit sur notre cerveau, jusqu’à en modifier la structure.

Pour parvenir à cette conclusion étonnante, les auteurs de cette étude ont observé l’influence sur le cerveau de trois types de méditation. Le premier se focalisait sur l’attention, le deuxième sur la compassion et la gestion des émotions, tandis que le troisième consistait en un travail sur la compréhension des émotions des autres.

Une piste pour soigner la schizophrénie ou l’autisme ?

332 personnes, âgées de 20 à 55 ans, se sont prêté à ces exercices de méditation pendant trois mois durant lesquels ils ont également été soumis à des IRM. Les examens des membres du premier groupe ont montré une nette modification de la structure du cortex préfrontal, soit celle qui correspond au langage, au raisonnement ou encore la réaction face aux conflits. Ceux du deuxième groupe ont témoigné d’une action sur le cortex insulaire, la région qui déterminerait, selon ce qu’on en sait jusqu’à présent, les goûts et les dépendances. Les IRM des participants du troisième groupe ont quant à elles montré des changements dans le gyrus frontal inférieur et le lobe temporal, ce qui se traduit par une stimulation du langage mais aussi de la mémoire.

Les premières conclusions amènent donc les auteurs de cette étude à penser que la méditation à usage thérapeutique permettrait de participer au traitement de certaines pathologies telles que l’autisme ou la schizophrénie mais aussi l’hyperactivité ou le déficit d’attention. La poursuite de cette étude devra confirmer ces premiers résultats.

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