Écologie | Partons à la découverte de l’étourneau sansonnet
Écologie

Partons à la découverte de l’étourneau sansonnet

Pauline Picquette Publié par Pauline Picquette - le 13 juin 2022
etourneau ciel

Ils sont de retour, par centaines, voire par milliers, dans nos campagnes et nos centres villes au printemps ! C’est un enchantement pour les yeux lors de leurs « ballets » aériens exceptionnels, mais cela reste une « calamité » pour les cultures, bâtiments et voitures. Partons à la rencontre de ce « mystérieux » volatile grégaire !

La fiche d’identité de l’étourneau sansonnet

  • Famille : C’est une espèce de passereaux de la famille des Sturnidés (Sturnus vulgaris).
  • Habitat : Originaire d’Eurasie, l’étourneau est aujourd’hui présent sur tous les continents après son introduction. On le rencontre partout aussi bien dans l’environnement urbain que dans les campagnes, de facto il possède une grande capacité d’adaptation.
  • Description : Il pèse 80 g et mesure 22 cm, à l’âge adulte, pour une envergure de 35 à 40 cm. Il est souvent confondu avec le merle noir, qui est plus grand. A savoir que le sansonnet marche pour se déplacer, le merle, lui, sautille. Le plumage est gris anthracite, ponctué de taches crème aux reflets métalliques du vert au violet.
  • Son cri est particulier et varie en fonction des situations : chant, grincement, bourdonnement, cliquetis, sifflement et même, il peut se révéler un très bon imitateur (sonnerie de téléphone, carillon, chants d’autres oiseaux…).
  • Comportement : Il peut être agressif (pour sa défense) et même effrayant lors des nuées d’oiseaux ; il peut vivre 5 ans en général. C’est un passereau migrateur.
  • Alimentation : Omnivore, mais surtout de produits d’origine végétale en tout genre (baies, graines, fruits…) et animale (araignées, vers de terre, crustacés…), voire les contenus des poubelles et  des mangeoires à bétail.
  • Reproduction : A partir du nid (dans une cavité à bonne hauteur, 3 à 4 m), la femelle pond (jusqu’à 3 couvées/an) 6 œufs, couvés par le couple 14 jours, puis au bout de 23 jours, les « juvéniles » prennent leur envol.

La « murmuration » des étourneaux

Ce passereau vit uniquement en groupes de centaines, parfois des milliers d’individus à proximité des hommes où la nourriture est abondante. Ils forment dans le ciel d’immenses (et inquiétantes) masses sombres et mouvantes étranges aux chorégraphies spectaculaires et au bruissement d’ailes assourdissant. Ces ondulations sont appelées « murmure » (murmuration en anglais) : c’est un ballet synchronisé mystérieux que l’on a du mal à expliquer ! Peut-être pour se protéger des prédateurs que sont les rapaces ?

On peut observer ce phénomène au début de l’hiver quand les étourneaux quittent nos contrées pour rejoindre les régions plus chaudes, sud de l’Italie et de l’Espagne. Ils suivent des couloirs migratoires, se posent dans des « dortoirs » le soir, pour reprendre leur route le matin.

Les dégâts de ces nuées d’étourneaux

Ils sont à l’origine de gros dégâts dans les vergers, les jardins, les cultures dans les campagnes lors de ces déplacements de masse. Nuisance également dans les zones urbaines du fait de l’importance des fientes (acide urique) sur les bâtiments et les voitures, sans compter le bruit infernal des cris des volatiles.

Anecdote : Connaissez-vous l’expression « Une roupie de sansonnet » ? C’est une chose négligeable, sans valeur (roupie signifiant « une goutte au nez »)… Bizarre !