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Loisirs | Le grand écran au féminin : 6 réalisatrices à la sororité prégnante
Loisirs

Le grand écran au féminin : 6 réalisatrices à la sororité prégnante

Proposé par Pauline Picquette - le 13 mars 2021

Les femmes, qu’elles soient, devant ou derrière la caméra, sont minoritaires dans le cinéma... Mais les temps changent, heureusement ! La sororité et le ciné, voilà deux mots qui appellent à partir à la rencontre de réalisatrices, à qui l’on doit des moments de cinéma alternatif, plein d’espoir et d’ondes féministes.

1. Agnès Varda : « L’une chante, l’autre pas » (1977)

Drame français (2h) avec Valérie Mairesse et Thérèse Liotard

  • Synopsis : 1962, Paris… un récit sur 15 ans qui nous raconte l’histoire d’amitié entre 2 femmes que tout sépare : Suzanne (mère de famille bien sage) et Pauline (étudiante et chanteuse amateur). La réalisatrice aborde les thèmes toujours d’actualité : droit à l’avortement, lutte contre le sexisme et droits des femmes dans une société conservatrice.
  • Avis du cinéphile : Œuvre émouvante d’amitié et de sororité ! Modèle à l’époque pour les militantes féministes.

2. Chantal Akerman : « La captive » (2000)

Drame français (1h48 min) avec Sylvie Testud et Stanislas Merhar… inspiré du roman de Marcel Proust (A la recherche du temps perdu)

  • Synopsis : Le film nous relate l’amour obsessionnel entre Ariane et Simon, jaloux et possessif.
  • Avis du cinéphile : Magnifique, épuré et plein de justesse ! On sent le regard féminin authentique de la réalisatrice.

3. Mati Diop : « Atlantique » (2019)

Romance et drame franco-belge ivoirien (1h 47 min) avec Mama Sané et Babacar Sylla

  • Synopsis : On est à Dakar, dans la banlieue populaire de la capitale. Souleiman, jeune travailleur, décide de tenter sa chance en Europe et de partir en Espagne. Que va devenir Ada, sa « promise » ? Un départ inattendu qui va changer sa vie et provoquer des évènements mystérieux.
  • Avis du cinéphile : Film contemplatif sur la séparation et l’absence de l’autre, des autres… mais surtout sur la solidarité entre femmes.

4. Maïwenn Le Besco : « Polisse » (2011)

Drame français (2h07 min) avec Karin Viard, Joey Starr et Marina Foïs

  • Synopsis : Un film-reportage sur le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de la Protection des Mineurs) : gardes à vue de pédophiles, arrestations de pickpockets... réalité brute et violente, mais aussi solidarité entre collègues. Comment concilier vies privées et situations délétères ?
  • Avis du cinéphile : Film électro-choc au réalisme puissant et rare et au rythme soutenu. Film captivant et engagé.

5. Jane Campion : « La leçon de piano » (1993)

Drame et romance franco-australien-néozélandais (2h01 min) avec Holly Hunter et Harvey Keitel

Palme d’Or au Festival de Cannes 1993… ET seule réalisatrice à l’avoir reçue !

  • Synopsis : Ada (et sa fille de 9 ans), jeune Ecossaise muette, débarque au fin fond de la Nouvelle-Zélande pour épouser un inconnu. Son nouveau mari accepte de transporter tous ses bagages sauf un piano, qui est donné à un voisin, rustre et illetré. La jeune femme va tenter de reprendre son piano et va s’ensuivre une relation des plus sensuelles avec Baines.
  • Avis du cinéphile : Esthétiquement superbe et la musique divine ! Erotisme discret mais efficace… troublant !

6. Andrea Arnold : « Fish Tank » (2009)

Drame britannique (124 min) avec Katie Javis et Michael Fassbender

Prix du Jury au Festival de Cannes 2009

  • Synopsis : Dans la banlieue populaire de l’est de Londres, Mia, ado rebelle de 15 ans, a une passion pour le hip-hop. Sa vie va se trouver bouleversée lorsqu’elle rencontre le nouvel petit ami de sa mère, Connor… Bonheur retrouvé ou mirage, tant le personnage est troublant et manipulateur !
  • Avis du cinéphile : Un beau film… Une œuvre réaliste et sociale dans une Angleterre en crise ! Il y a du Ken Loach chez Arnold !

Citons aussi (le choix a été difficile) : Virgin Suicides de Sofia Coppola, Comme une image d’Agnès Jaoui, La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli, La forêt de Mongani de Naomi Kawase...

Crédit photos: © jose pedro ortiz