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Loisirs | Pourquoi le vélo électrique a-t-il le vent en poupe ?
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Pourquoi le vélo électrique a-t-il le vent en poupe ?

Proposé par Pauline Picquette - le 28 sept. 2020

Je me balade à bonne vitesse sur mon vélo, quand soudain un autre cycliste me dépasse... Au prochain arrêt, j’ai tout compris : c’est un VAE qui m’a distancé, comprenez un Vélo à Assistance Electrique. De plus en plus populaires en France, il existe aujourd’hui une pléthore de modèles, du vélo urbain au VTT en passant par les vélos de course, et cela à tous les prix (de 800 à 3 000 euros). Pour les trajets courts et urbains, c’est la bonne alternative à la voiture... Mais pas que ! Voyons cela de plus près.

1. Qu’est-ce qu’un vélo électrique ?

Le vélo électrique appelé VAE (vélo à assistance électrique) est un vélo équipé d’un moteur alimenté par une batterie. Son fonctionnement est simple : quand vous pédalez (quand même !), le moteur s’actionne et lorsque que vous vous arrêtez, le moteur stoppe aussi, c’est aussi simple que cela !

2. Les avantages et les inconvénients du VAE

 Vous bénéficiez des mêmes bienfaits qu’un vélo sans assistance, mais en plus :

  • vous avez plus de confort,
  • vous allez plus loin en faisant moins d’efforts,
  • vous roulez plus vite sans transpirer (bridé à 25 km/h),
  • vous avez droit à la prime (achat et entretien).

Quelques inconvénients sont tout de même à garder en tête. Il ne faut pas les ignorer :

  • Le prix : entre 800 et 3 000 euros selon vos moyens et vos besoins ; cela peut-être un frein à l’achat d’un VAE.
  • Le poids : entre 20 et 25 kg ; gênant pour le transport.
  • L’entretien et les pannes éventuelles : il est donc important d’acheter un vélo équipé d’un moteur de qualité et dans un magasin de proximité.
  • La batterie à recharger : 2 à 3 heures de recharge après une bonne utilisation (tous les 30 à 70 km selon les modèles) donc il faut y penser pour éviter les surprises !
  • Le vol : c’est le point « noir » ! Les VAE attirent l’attention de personnes malfaisantes. Des précautions sont à prendre : le garer à l’abri, ôter la batterie si elle n’est pas cadenassée, mettre un antivol de qualité (un U), voire sonore.

3. Le prix d’un VAE

Le prix moyen varie entre 1 500 et 2 000 euros pour un bon produit.

  • De 500 à 800 euros : les équipements sont basiques et il y a peu d’autonomie.
  • De 800 à 1 400 euros : des VAE corrects, mais médiocre au niveau des finitions et de la batterie.
  • De 1 400 à 3 000 euros : des équipements de qualité (freins à disques, moteur dans le pédalier, look recherché, confort,...)
  • Plus de 3 000 euros : le haut de gamme, des « speed-bikes » (+ de 45 km/h) soumis à une réglementation.

Attention aux VAE d’occasion ! A éviter, car on ne connaît pas l’état de la batterie, sachant que le prix est conséquent.

  • Les gammes de VAE proposées font le bonheur de chacun : des vélos de ville, des VTC,  des VTT, des vélos de course, des compacts et des pliants.
  • Les principales enseignes sur le marché en plein boom sont : Winora, Gazelle, Trek, Moustache Bike (marque française fabriquée dans les Vosges), B’Twin (Décathlon), Giant, Peugeot, Nakamura (Intersport),...

4. Où acheter un vélo à assistance électrique ?

Avant d’acquérir un vélo électrique, il faut l’essayer et même plusieurs fois : c’est primordial ! Pourquoi ? Pour apprécier sa position sur le vélo, les niveaux d’assistance, le passage des vitesses, le bruit du moteur et surtout l’assistance en montée et les freins !

Préférer la grande surface de sport ou encore mieux le magasin spécialisé afin de faciliter dépannage, visite de révision et conseils… Eviter les enseignes de grande distribution, peu spécialisées dans le cyclisme.

5. Petit tour d’horizon des éléments d’un VAE

  • La batterie : Prendre en compte la capacité de la batterie qui doit être comprise entre 300 et 600 Wh. Plus la capacité est importante, plus l’autonomie est élevée mais ce n’est pas une règle infaillible. Elle peut se situer à l’avant ou à l’arrière du tube de selle, sous le porte-bagages ou dans le cadre.
  • Le moteur : Les modèles avec le moteur dans le pédalier sont les plus courants actuellement. Ce système procure une assistance dite proportionnelle grâce à un capteur de force : l’assistance s’adapte à l’effort fourni. Le vélo est mieux équilibré.
  • L’autonomie varie avec le poids du cycliste, le relief, le vent et le gonflage des pneus. Le coût d’une charge est de quelques centimes.
  • Les freins : Ils sont de 4 types, mécaniques ou hydrauliques, à patins ou à disques. Aucun système ne se distingue des autres.
  • Le dérailleur : Le système à vitesses dans le moyeu est idéal en milieu urbain.
  • Le poids : 24 kg en moyenne et c’est plutôt lourd quand on veut franchir quelques marches, le vélo à la main.
  • Le cadre et la position : Il doit être bien adapté à la taille du cycliste et le cadre ouvert est pratique pour gérer les circuits urbains.
  • L’afficheur ou la console : Il affiche les diverses informations nécessaires au fonctionnement du VAE (kms parcourus, niveaux d’assistance et de charge, etc).

6. La règlementation autour du vélo à assistance électrique 

C’est la même que celle des autres vélos, le casque n’est pas obligatoire (sauf pour les enfants de moins de 12 ans à l’arrière du vélo), mais fortement recommandé !

 

Crédit photos: © shutterstock