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Actualités | A la découverte de 10 fêtes traditionnelles de fin d’année françaises
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A la découverte de 10 fêtes traditionnelles de fin d’année françaises

Proposé par Pauline Picquette - le 26 nov. 2020

Les régions françaises ont chacune leurs particularités à l’approche des fêtes de fin d’année. Le temps de l’Avent et les festivités de Noël sont marqués par de nombreuses coutumes et traditions qui puisent leurs origines dans les temps anciens, avant la christianisation, tandis que d’autres sont plus récentes… et incontournables. 

Petit tour de France des traditions de fin d’année originales et bien ancrées dans nos provinces !

1. En Franche-Comté : la Tante Arie

Dans le pays de Montbéliard, le Père Noël est remplacé par une femme bienveillante : la Tante Arie. Habillée en paysanne, cette bonne fée, issue du folklore franc-comtois, est la protectrice de la région. Elle vient, accompagnée de son âne Marion (comme Saint-Martin et son âne) distribuer aux enfants sages de jolis cadeaux, tandis qu’elle dépose des brindilles de bois devant les portes des petites canailles !

2. En Normandie : la bûche

Dans la campagne normande, la coutume, le soir de Noël, était de faire brûler une énorme bûche dans sa cheminée. L’aïeul de la famille était chargé de déposer les restes calcinés de la bûche de l’année précédente à proximité de l’âtre. « Les anciens » demandaient aux enfants de s’éloigner et de prier afin que la souche leur donne des cadeaux. Point de « présents » quand ils revenaient, mais des confiseries et des épices cachées, ici et là, dans la vieille bûche.

3. En Gironde : les feux de Noël

Le feu de Noël (au solstice d’hiver) est une tradition présente dans de nombreuses régions de France. Très populaire en Gironde jusqu’au XXème siècle, dans la nuit du 24 au 25 décembre, on brûlait dans les villages d’Aquitaine une grande gerbe de paille ; le « Halha de Nadau ». Parents et enfants des campagnes faisaient le tour de leurs champs avec un flambeau (pris dans le brasier) en prononçant des incantations pour protéger les futures récoltes… Sorcellerie, sans doute !

4. En Provence : les santons

Les « petits saints » (santoun en provençal), fabriqués avec la terre rouge de la région, décorent la majorité des crèches de Noël depuis le début du XXème siècle. Toute la France les a adoptés : toutes les personnalités du village y sont présentes, du meunier à la bergère jusqu’à l’âne, et toutes sont réunies auprès de la Sainte Famille. Cette tradition remonte au Moyen-Age où la crèche était vivante. Autre coutume provençale : le festin des 13 desserts, accompagné de brins de blé de Sainte-Barbe et la branche de houx, porte-bonheur.

5. En Bourgogne : le Père Janvier

Pas de Père Noël en Bourgogne, mais le Père Janvier ! Il venait déposer, la nuit, les étrennes (tradition païenne) dans les petits sabots, mis par les enfants auprès de la cheminée. Cette tradition bourguignonne était accompagnée par une autre coutume : une bûche enflammée était placée devant la porte de la maison afin que la Vierge vienne se réchauffer.

6. En Champagne-Ardennes : les gaufres

Avant la messe de minuit de Noël, la coutume de ces deux régions est de déguster des gaufres. Il est courant également d’offrir une « bourde » (longue brioche fendue parsemée de ronds faits avec un dé à coudre). Pâtisserie très gourmande et appréciée des enfants, elle était offerte par leur parrain et leur marraine. Les enfants se disputaient à cette occasion le « ramédon » ou le « petit Jésus » (la dernière gaufre incomplète de la journée).

7. En Savoie : le père Chalande

Connaissez-vous ce vieux monsieur ? Non, évidemment ! C’est une histoire très ancienne dans les montagnes savoyardes. Le père Chalande ressemblait au traditionnel Père Noël que l’on connaît tous : un vieillard à la longue barbe blanche, au chapeau pointu qui passait par la cheminée, pour déposer des cadeaux. Il a disparu aujourd’hui, mais il reste à travers toutes les générations, les délicieux beignets fourrés à la compote de coings ou de pommes.

8. En Bretagne : des mythes et des légendes ancestrales

Aux 12 coups de minuit du soir de Noël… On peut entendre dans les landes bretonnes le son des cloches des villes englouties et apercevoir des menhirs sortir de terre pour boire l’eau des sources. Très pieux et superstitieux, les Bretons, avant de partir à la messe de minuit, plaçaient une bûche enrubannée et arrosée d’eau bénite et de sel, sur le seuil de leur demeure.

9. En Lorraine : la Saint-Nicolas

Les Lorrains (et les Alsaciens) sont très attachés à la tradition de la Saint-Nicolas, fêtée depuis plus de 1 000 ans. Sur décision de René II, duc de Lorraine, le saint est devenu le bienfaiteur officiel de la Lorraine depuis 1477. Protecteur des enfants, il est fêté dans la nuit du 5 au 6 décembre où il distribue des friandises aux enfants sages (toujours !) : pains d’épices, sucettes en chocolat et bonbons à la bergamote. Gare au père fouettard qui punit les sacripans et chenapans !

10. Dans  l’île de la Réunion : le filao

Une touche d’exotisme pour terminer ! A La Réunion, dans l’océan Indien, loin des paysages enneigés et des températures hivernales, on fête Noël, pas avec un sapin, évidemment, mais sous une branche de filao (arbre tropical d’original malgache). Sous cette grande branche, la famille se retrouve pour partager le repas de Noël : cari, rougail, mangues, litchis… Autres lieux, autres coutumes.

Que de richesses traditionnelles en ces temps de fêtes dans notre beau pays !