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Famille | Les grands-parents seraient mauvais pour la santé de leurs petits-enfants
Famille

Les grands-parents seraient mauvais pour la santé de leurs petits-enfants

Proposé par Marie-eve Wilson-jamin - le 16 nov. 2017

Une étude de chercheurs a mis en lumière les effets néfastes des grands-parents sur la santé de leurs petits-enfants : prise de poids et tabagisme passif pourraient entraîner à terme des cancers.

Une prise de poids des petits due à une suralimentation et un manque d'activité physique

Selon une équipe de chercheurs de l'université de Glasgow (Écosse), les grands-parents provoqueraient involontairement des effets néfastes sur la santé de leurs petits-enfants. En cause, de mauvaises habitude de cette génération quant au manque d'activité quotidienne notamment. Ils augmenteraient même leur risque de cancer. Les conséquences se feraient ressentir notamment sur l'alimentation et le poids (en l'occurrence le surpoids) des enfants.

Pour parvenir à ces résultats, l'équipe de scientifiques a analysé les données de 56 études réalisées dans 18 pays, qui comportaient des informations sur l'influence des grands-parents sur leurs petits-enfants. Les aïeux favoriseraient notamment la prise de poids des petits, en raison d'une suralimentation et d'un manque d'activité physique. Ils auraient ainsi une fâcheuse tendance par exemple à récompenser ou encore compenser et exprimer leur amour à leurs petits-enfants en leur offrant des friandises de façon trop régulière. Et ce n'est pas tout. 

Tabagisme passif des enfants

L'étude évoque également le tabagisme passif des enfants. Contrairement aux parents qui auraient plus l'habitude de sortir fumer, les grands-parents fumeraient à la maison. Ainsi, en plus d'exposer les petits à la fumée, ils leur donnent un mauvais exemple. Le tabagisme, la mauvaise alimentation, l'excès de poids et le manque d'activité physique favorisés inconsciemment par les grands-parents augmenteraient ainsi le risque de cancer pour leurs descendants. « Il est bien sûr évident que c'est involontaire » de leur part, concède le docteur Stephanie Chambers, auteur principal de l'étude citée par The Independent.

Pour les scientifiques, pas de doute, ces mauvaises habitudes sont liées à des tendances sociales. Les enfants sont davantage confiés à leurs grands-parents. Mais cette évolution n'est toujours pas prise en compte par les acteurs publics, selon l'auteur principale de cette étude, Stephanie Chambers : « À l'heure actuelle, les grands-parents ne sont pas au cœur des messages de santé publique destinés aux parents et, à la lumière des résultats de cette étude, il est peut-être nécessaire de changer cela, étant donné le rôle prépondérant des grands-parents dans la vie des enfants ».