Actualités | Mars est là et avec lui débarquent les giboulées
Actualités

Mars est là et avec lui débarquent les giboulées

Laura J. Publié par Laura J. - le 7 mars 2022

A chaque moment de l’année correspond des événements météorologiques particuliers. Le 21 mars marque le départ de l’hiver et l’arrivée du printemps. C’est donc une période de transition qui est marquée par un phénomène qui ne se produit qu’à ce moment du calendrier : les giboulées. Revenons sur ce concept pour apprendre à bien le maitriser !

Qu’est-ce que les giboulées ?

Si cet évènement était une simple chute de pluie, il ne mériterait pas d’avoir fait son entrée dans le dictionnaire. Une giboulée, ce n’est donc pas une averse comme les autres, mais tout le monde ne sait pas forcément la définir.

Rappelons-le pour commencer, ce terme précis n’est pas un terme scientifique. Sa définition ? Il s’agit d’une averse rapide et brusque, parfois accompagnée de vent, de grêle voire même de neige dans certains cas plus extrêmes. Une autre caractéristique est la variation brutale de la nature et de l’intensité des précipitations.

Quand se produisent les giboulées exactement ?

Nous le disions en introduction, le terme de giboulées ne désigne pas un phénomène qui a lieu tout au long de l’année, mais uniquement durant une période précise. Elles se produisent généralement entre le mois de mars et d’avril, lorsque la météo passe d’une tendance froide à une tendance plus chaude. Vous n’en rencontrerez donc pas en plein été ou à Noël ! L’expression « giboulées de mars » est d’ailleurs restée dans les mœurs.

Quelles sont les conditions météo qui entrainent les giboulées ?

Tout commence autour de la création d’un écart de température important entre le sol (de 0 à 1 500 mètres) et l’altitude (autour de 5 000 mètres). Au sortir de l’hiver, les températures de haute altitude sont encore très froides alors que le soleil commence à réchauffer le sol. Va se créer ce que les météorologues appellent des instabilités, c’est-à-dire une décroissance rapide de la température.

L’air chaud du sol va en effet prendre de l’altitude et ainsi se rafraîchir. Ce refroidissement aura pour conséquence de transformer la vapeur d’eau en liquide. Ces gouttelettes vont former des cumulonimbus qui entraineront des pluies importantes. Si la température au sol demeure relativement basse, l’eau ne tombera pas sous forme de pluie mais sous forme de neige, de grêlons (d’un diamètre supérieur à 5mm) ou de grésil.

Où se produisent les giboulées principalement ?

Les météorologues sont clairs, c’est sur les façades maritimes que ce phénomène a le plus souvent lieu. Les zones les plus exposées sont donc :

  • Les régions situées au nord de la Loire, et plus particulièrement le Nord-Ouest, notamment aux alentours de Rouen ou de Trappes ;
  • Certaines régions du Grand Est comme les alentours de Metz ;
  • Les régions situées sur les contreforts du Massif central ;
  • Les régions situées sur les contreforts des Alpes.

Une exception est cependant à noter. Les pourtours méditerranéens ne sont que très rarement touchés par ces phénomènes.

La zone de Brest elle aussi est à mentionner puisqu’elle fait office de cas particulier. Il s’agit en effet d’une zone au sein de laquelle la grêle (signe principal des giboulées) est présente tout au long de l’hiver.

Si vous résidez dans les régions touchées, il est important de suivre régulièrement les prévisions afin de ne pas se laisser surprendre. Pour cela, nous vous proposons une solution simple : abonnez-vous à notre Newsletter et vous recevrez les bulletins par email tous les jours. Vous pouvez aussi simplement consulter cette page pour les retrouver au quotidien.