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Vers un meilleur contrôle des taux de pesticides dans l'air ?

Publié par Sybille De-la-rocque - le 20 oct. 2017

Les pesticides polluent l’air ambiant. Mais jusqu’à présent, les mesures effectuées ne sont pas précises et aucun seuil n’est fixé au-delà duquel on parlerait de « pic de pollution ». Les autorités sanitaires veulent remédier à cette lacune pour mieux protéger notre environnement.

Les autorités ne surveillent pas assez la présence de pesticides dans l’air

Les autorités sanitaires veulent se donner les moyens de mieux surveiller la pollution de l’air en France. Pas n’importe quelle pollution, puisque dans son dernier rapport, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) entend proposer la mise en œuvre d’une « surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant » en France et dans les départements et régions d’outre-mer.

L’Agence répond ainsi à un constat établi depuis ces dernières années : les données sur les concentrations de pesticides dont le pays dispose actuellement sont insuffisantes pour établir une réglementation spécifique, des niveaux de dangerosité et, finalement, pour mener des actions concrètes en cas de pics de pollution.

Certaines zones à risques seront particulièrement surveillées

Pour établir les bases de cette nouvelle surveillance, l’Anses a établi une liste de 90 substances à observer en priorité. Ces dernières ont été classées en fonction de leur potentiel de présence dans l’air et de leur niveau de dangerosité. La prochaine étape consistera en une campagne exploratoire, qui permettra ensuite de « définir une stratégie de surveillance nationale à mettre en œuvre ultérieurement », détaille l’Anses.

Dans son rapport, l’organisme recommande par ailleurs de surveiller tout particulièrement certaines zones à risques, et notamment toutes celles qui entourent des sources d’émissions de pesticides. Les Français qui vivent près de zones agricoles ou de silos, d’une gare ou d’un aéroport, ou encore d’une zone industrielle seront donc particulièrement concernés par cette campagne.

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