Santé / Bien-être | Et si on prenait la route… vers le lâcher-prise ?
Santé / Bien-être

Et si on prenait la route… vers le lâcher-prise ?

Pauline Picquette Publié par Pauline Picquette - le 3 oct. 2022 à 18:00
femme zen

Pour laisser de la place à la sérénité, inversons la tendance : exit la maîtrise du boulot ou de la vie perso, direction le lâcher-prise ! Tentons d’y voir plus clair tout en douceur... La recette en 3 attitudes !

Lâcher-prise : de quoi parle-t-on ? 

La mode du développement personnel se cuisine à toutes les sauces des recettes anti-stress. Cependant, chacun y va de son intervention : si certain(e)s résument ses promesses de sérénité à des pratiques de relaxation, d’autres le confondent avec des méthodes de détachement spirituel, façon yogi. 

Il faut savoir que le lâcher-prise va plus loin ; son sens initial  décrit « un moyen qui consiste à se détacher du désir de maîtrise ». A partir de cette définition « académique », le lâcher-prise ne consiste pas seulement à chercher la paix intérieure sur les chemins du yoga ou de la contemplation. Une façon de faire, bien sûr, mais surtout une façon de penser, invitant chacun à poser un regard différent sur ce qui ne dépend pas de soi, pour cesser de nous faire du mal sur ce qui nous échappe.

Attitude #1 vers le lâcher-prise

Nous savons très bien qu’il existe des situations ou des évènements contre lesquels il est inutile de nous battre (la couleur du ciel, la vitesse du vent…). Il y a des réalités, pas toujours conformes à nos attentes, mais face auxquelles notre volonté ne peut rien changer. Evidemment, notre bon sens le reconnait mais notre ego, non ! Peur de l’échec ou recherche de puissance, on se sent mal quand les choses à autrui ne se déroulent pas comme nous le souhaitons. La cause : toujours ce besoin de maîtriser, de contrôler, de décider même de l’incontrôlable, d’où la colère, la douleur et la frustration.

Attitude #2 vers le lâcher-prise

La question d’acceptation : Apprendre à lâcher-prise commence là où s’arrête le refus de la réalité. Il faut admettre que notre pouvoir a des limites. Ne parlons pas de défaite, de soumission, de résignation, mais de sagesse ! Comme le dit le dicton « A l’impossible, nul n’est tenu ».

Attitude #3 vers le lâcher-prise

Changer ses mécanismes de pensée est un travail au quotidien et de longue haleine, qui demande d’apaiser le terrain pour faciliter la prise de recul. De facto, toutes les pratiques physiques ou psychologiques dédiées à la relaxation et à la gestion des émotions sont des portes d’entrée sur le lâcher-prise.

Sur le chemin du lâcher-prise

En conclusion, le lâcher-prise , c’est d’abord identifier ses angoisses, accepter sa souffrance, respirer, arrêter de tout contrôler pour se débarrasser de son stress, faire le point avec soi-même et agir…et reprendre confiance en soi… sans oublier l’activité physique quotidienne et une alimentation saine et équilibrée.

  • Une citation (Marc Aurèle, empereur et philosophe romain) : « Avoir la force de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ». 
  • Un livre pour se défaire des angoisses et des peurs qui les empêchent d’avancer : « Se libérer de nos démons. Oublier peur, culpabilité… et lâcher-prise » (Cécile Kapfer)

Respirez !