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Santé / Bien-être | Grippe : l'homéopathie ne remplace pas le vaccin
Santé / Bien-être

Grippe : l'homéopathie ne remplace pas le vaccin

Proposé par Nathalie Jouet - le 1 déc. 2016

Si certains pharmaciens ne se gênent pas pour proposer « le vaccin homéopathique », l’ANSM rappelle cependant qu’aucune spécialité homéopathique ne correspond à un vaccin. En effet, l’homéopathie n’a jamais démontré qu’elle pouvait réduire la probabilité de contracter la grippe.

Le rappel de l’ANSM sur la publicité mensongère

Ce 24 novembre, l’ANSM a rappelé dans un point d’information que « ces médicaments homéopathiques ne peuvent être considérés comme des vaccins et se prévaloir de la désignation de « vaccins homéopathiques ». L’agence précise également que le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, avait lui aussi rappelé dans un avis concernant l’efficacité et l’utilité des vaccins contre la grippe, que « les médicaments homéopathiques ne peuvent se substituer à ces vaccins. »

L’ANSM souhaite attirer l’attention du public sur certains points importants et notamment le fait que « l’autorisation de mise sur le marché octroyée aux médicaments homéopathiques ne nécessite pas l’existence de preuves scientifiquement établies, l’existence d’une tradition homéopathique étant suffisante ». Il s’agit d’une exception au code de la santé publique, qui donne la possibilité aux fabricants de vendre des produits sans preuve d’efficacité supérieure à celle d’une substance neutre.

Seuls les vaccins réduisent significativement le risque de grippe

Si aujourd’hui aucun traitement préventif ne garantit totalement le fait de ne pas contracter la grippe, les vaccins permettent de réduire considérablement ce risque. Trois vaccins grippaux inactivés existent en France contre la grippe et sont pris en charge par l’Assurance-maladie, dans le cadre de la campagne de 2016.

Aux États-Unis, il est désormais obligatoire de mentionner sur les étiquettes des spécialités homéopathiques qu’il « n’existe pas de preuve scientifique de leur efficacité ». En France, le code de déontologie est pourtant clair : le fait qu’un produit soit commercialisé en officine ne veut pas dire qu’il s’agit d’une alternative efficace pour le traitement d’une maladie.

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