Santé / Bien-être | Arrêt cardiaque : il faut intervenir le plus vite possible
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Arrêt cardiaque : il faut intervenir le plus vite possible

Emilia Capitaine Publié par Emilia Capitaine - le 26 avr. 2017
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Dans une récente étude, des chercheurs danois ont souligné l’importance des premiers gestes qui sauvent dans la survie des patients victimes d'arrêts cardiaques. 

Arrêt cardiaque : les premiers gestes sont cruciaux

Selon une étude publiée dans la revue European Heart Journal, le Danemark a réussi à lutter plus efficacement pour la survie des victimes d’arrêt cardiaque en augmentant les formations aux gestes de réanimation pour faire repartir le cœur. Alors que les interventions par des témoins d’un arrêt cardiaque sont passées de 18 % en 2001 à 60 % en 2013 (soit une hausse de 42 points en 12 ans), le taux de survie à un arrêt cardiaque est passé de 5 % en 2001 à 12 % en 2013 (soit une hausse de 7 points en 12 ans).

En France, un récent rapport réalisé par l’Association des médecins urgentistes de France et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France appelle à une hausse des formations aux premiers gestes qui sauvent pour les citoyens. Leur objectif est que 1 450 000 personnes soient formées chaque année à « savoir alerter correctement les secours tout en se protégeant, pratiquer un massage cardiaque, utiliser un défibrillateur, arrêter une hémorragie et installer une victime en position d’attente ».

Une prise en charge de qualité augmente les chances de survie

Si les premières minutes de prise en charge d’une victime ayant fait un arrêt cardiaque sont cruciales, d’autres paramètres, tels que la qualité de la prise en charge à l’hôpital, entrent également en compte dans les chances de survie du patient.

Toujours d’après l’étude portant sur le Danemark, plus les patients sont soignés dans des structures bien équipées et expérimentées, plus le taux de survie augmente. Ainsi, les victimes d'arrêt cardiaque doivent être prises en charge dans des structures dotées d’unités de cardiologie interventionnelle qui disposent du matériel et de l’expertise pour déterminer si l’une des artères qui nourrit le cœur est occluse et rétablir le flux sanguin.  

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