Santé / Bien-être | Les malentendants souffrent davantage de démence lorsqu'ils ne sont pas appareillés
Santé / Bien-être

Les malentendants souffrent davantage de démence lorsqu'ils ne sont pas appareillés

Publié par Sybille De-la-rocque - le 12 févr. 2018

Les prothèses auditives réduiraient considérablement le risque de démence, de dépression et de dépendance chez les personnes âgées qui ont des difficultés à entendre. Une étude scientifique française vient de le prouver.

Un déclin cognitif plus important chez les personnes non appareillées

Souffrir d’une mauvaise audition et ne pas être appareillé pour combler cette lacune pourrait conduire une personne âgée à souffrir de démence, de dépression et de dépendance. Ces trois risques, réunis sous le sigle « 3D », ont été mis en lumière par une récente étude de très grande ampleur menée par des chercheurs de l’Inserm, à Bordeaux.

Pour parvenir à ces conclusions, ces chercheurs se sont intéressés aux cas de 3.577 personnes âgées de 60 ans et plus, pendant 25 ans. Durant ces années, les participants ont été soumis à des tests de capacités cognitives et leurs conditions de vie ont été observés lors de plusieurs entretiens avec les scientifiques.

Bientôt le « reste à charge zéro » pour les prothèses auditives ?

En recoupant leurs données, les auteurs de cette étude, publiée dans la revue Journals of Gerontology, ont affirmé que chez les déficients auditifs, un déclin cognitif plus rapide était signalé lorsque ces derniers n’étaient pas appareillés, alors qu’il n’y avait pas de différence notable en termes de démence, entre un malentendant appareillé et un sujet témoin.

Cette étude confirme l’importance du port de prothèses auditives lorsque l’audition commence à baisser. C’est justement l’objet des concertations qui réunissent actuellement le gouvernement, l’Assurance maladie et les complémentaires santé afin de mettre en place le « reste à charge zéro » et permettre à tous les Français qui en ont besoin d’être remboursés intégralement de leurs prothèses auditives.

À lire aussi Santé : « les restes à charge » sont plus importants dans les grandes villes