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Nice : une femme piquée par un moustique attrape le virus du Nil Occidental

Perrine Derobien Publié par Perrine Derobien - le 24 oct. 2017
virus du Nil Occidental © © Shutterstock

Une femme originaire de Nice a été diagnostiquée comme étant porteuse du virus du Nil Occidental, une maladie qui a été détectée la dernière fois en France il y a deux ans.

Le virus du Nil Occidental se transmet par le moustique

Une habitante de Nice a été diagnostiquée le 20 octobre comme étant porteuse du virus West-Nile aussi appelé virus du Nil Occidental, une maladie rare en France pouvant entraîner une fièvre brutale et plus rarement des infections neuro-invasives (méningites, méningo-encéphalites et encéphalites). Tout comme la dengue, ce virus se transmet par l’intermédiaire des moustiques. Ces derniers l’attrapent en piquant des oiseaux migrateurs portant le virus et le transmettent ensuite à l’Homme mais aussi aux chevaux.

Selon l'ARS (Agence régionale de santé) « son activité est particulièrement marquée dans les pays d’Europe du Sud. En France, les premiers cas humains et équins ont été diagnostiqués dans le début des années 1960 ». En 2003, sept cas humains ont été détectés dans le Var et un seul en 2015.

Syndrome grippal en cas d'infection par le virus du Nil Occidental

La personne porteuse du virus du Nil Occidental est « aujourd’hui guérie et en bonne santé », a assuré l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur. Par ailleurs, l’ARS a précisé que « d’après l’European Centre for Disease and Control, entre le 28 septembre et le 5 octobre 2017, plusieurs cas humains ont été signalés en Europe : 9 en Roumanie, 4 en Italie, 2 en Hongrie et 1 en Grèce ».

La durée d’incubation du virus du Nil Occidental est de 2 à 15 jours et passe inaperçue la plupart du temps : 80 % des infections humaines liées à ce virus sont asymptomatiques. Dans les autres cas, la maladie se présente sous la forme d’un syndrome de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures). Dans de rares cas, elle se traduit par des manifestations neurologiques. En cas de méningo-encéphalite, une prise en charge hospitalière est effectuée. La mortalité a par ailleurs été évaluée à 2 %.

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