Santé / Bien-être | La « Maladie X », nouveau virus qui pourrait provenir de sources animales
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La « Maladie X », nouveau virus qui pourrait provenir de sources animales

Publié par Marie-eve Wilson-jamin - le 14 mars 2018

Chaque année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) établit une liste de maladies qui pourraient induire une situation d’urgence sanitaire, comme les virus Ebola et Zika, ces dernières années. En 2018, une curieuse « Maladie X » est venue s'ajouter sur ce document.

La « maladie X », une épidémie virtuelle qui permet à l'OMS de se préparer au pire

Selon les scientifiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la prochaine épidémie pourrait provenir d’une source qui, actuellement, n'est que virtuelle, et pourrait éclater à tout moment. « L’histoire nous apprend qu’il est probable que la prochaine épidémie sera quelque chose que nous n’avons pas vu jusqu’ici », a déclaré John-Arne Rottingen, président du Conseil scientifique de la Norvège et conseiller scientifique auprès de l’OMS.

L'OMS a tenu le 10 mars 2018, comme chaque année, une réunion de scientifiques expérimentés, à la suite de laquelle la liste des maladies qui pourraient potentiellement causer un danger international est présentée pour accélérer la recherche et le développement afin de les soigner. Ces dernières années, les virus Ebola ou Zika ont été ajoutés à cette liste. La « maladie X », qui n'existe pas encore, est une épidémie virtuelle qui permet à l'OMS de se préparer au pire

Une maladie propre aux animaux qui se transmettrait aux hommes

Selon les experts de l'organisation internationale, un acte de malveillance ou un attentat pourraient être à l’origine de la prochaine épidémie, qui pourrait donc être causée par l’homme. Selon John-Arne Rottingen, la « Maladie X » pourrait également être d’origine zoonotique, autrement dit il pourrait s’agir d’une maladie propre aux animaux qui serait transmise à des humains, comme la grippe porcine H1N1 en 2009.

« La « Maladie X » a été incluse dans la liste, non pas pour terrifier la population, mais bien pour veiller à ce que la communauté mondiale de la santé soit prête à s’attaquer à toutes les menaces prévisibles et imprévisibles », a ainsi déclaré l’OMS sur son site Internet. « Nous voulons être sûrs d'être prêts, d'avoir des vaccins et des diagnostics qui pourront s'adapter. Nous voulons développer des systèmes prêts à l'emploi qui pourront traiter toutes sortes de maladies », poursuit John-Arne Rottingen au site Telegraph. Mieux vaut prévenir que guérir.

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