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Santé / Bien-être | Santé : les Français consomment toujours trop d'antibiotiques
Santé / Bien-être

Santé : les Français consomment toujours trop d'antibiotiques

Proposé par Marine Tertrais - le 13 nov. 2017

Selon le Panorama 2017 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les Français seraient de grands consommateurs d’antibiotiques.

Les antibiotiques, c’est pas automatique

Les Français ne sont pas à plaindre en matière de santé à en croire le dernier rapport de l’OCDE. Mais il nous reste un effort à faire en termes de consommation de tabac, d’alcool et d’antibiotiques. Selon ces travaux, la consommation de ces médicaments en France est supérieure de près de 50 % à la moyenne des pays de l'OCDE, une organisation qui regroupe 35 pays développés.

Seuls les Grecs consomment plus d’antibiotiques que les Français. Pourtant, on se souvient des campagnes de sensibilisation aux dangers des prescriptions inutiles d’antibiotiques. Cela n’a apparemment pas suffi. Selon l’OCDE, encore trop de médecins français prescrivent de manière quasi automatique des antibiotiques pour traiter des maladies virales. Et cela n’est pas sans conséquences en termes de santé publique.

Risque de résistance bactérienne aux antibiotiques

La résistance bactérienne aux antibiotiques est responsable d’au moins 12 500 décès par an. « Bien souvent, les médecins prescrivent un antibiotique parce qu'ils craignent les complications de l'infection virale », explique François Chast, pharmacien des hôpitaux de Paris à l'hôpital Necker, au micro de BFM TV. « Or, ces complications, elles sont plutôt rares. » Ces précautions sont donc inutiles et dangereuses à long terme.

Selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la consommation d'antibiotiques a baissé de 11,4 % en France entre 2000 et 2015 et ce n’est que très récemment qu’elle est repartie à la hausse : 5,4 % entre 2010 et 2015. On rappelle qu’un traitement antibiotique doit être scrupuleusement suivi. Ce n’est pas parce qu’on ne ressent plus les symptômes de la maladie qu’on peut stopper ses médicaments.

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