Santé / Bien-être | Comment les réseaux sociaux provoquent des dépressions chez les ados
Santé / Bien-être

Comment les réseaux sociaux provoquent des dépressions chez les ados

Publié par Sybille De-la-rocque - le 8 janv. 2019

Les réseaux sociaux ruineraient l’estime de soi des adolescents, et particulièrement des filles qui seraient nombreuses à montrer des signes de dépression. Une étude britannique tire la sonnette d’alarme.

Les réseaux sociaux s’attaquent à l’estime de soi des adolescents

L’adolescence est une période de la vie où l’adulte en devenir apprend à s’accepter, et à trouver sa place dans la société et sous le regard des autres. Mais à l’heure de la toute-puissance des réseaux sociaux, cette construction de soi est beaucoup plus difficile pour les jeunes, qui sont nombreux à souffrir de syndromes dépressifs. C’est en tout cas ce que révèle une récente étude britannique.

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de cette étude se sont intéressé à 10.904 adolescents, nés entre 2000 et 2002. Au cours de leur étude, ces adolescents étaient âgés de 14 ans environ. Le comportement de ces jeunes a été passé au crible, notamment leur rapport aux réseaux sociaux et au regard des autres.

Réseaux sociaux et manque de sommeil empêchent l’acceptation de soi des plus jeunes

En recoupant les données récoltées, les chercheurs ont abouti à un conclusion sans appel : plus les adolescents passent du temps sur les réseaux sociaux, plus ils risquent de développer des symptômes dépressifs. Ainsi, passer plus de 5 heures par jour sur les réseaux sociaux augmenterait jusqu’à 50% le risque de montrer des signes de dépression, notamment parce que, dans la plupart des cas, passer du temps sur Twitter, Instagram ou encore Facebook coïncide avec une carence quotidienne en sommeil. Le harcèlement sur Internet et l'importance que revêt l'image que l'on renvoie sur ces plateformes ne sont également pas sans expliquer une grande partie de ce phénomène.

Les chercheurs ont par ailleurs remarqué que le risque de dépression n’était pas le même chez les filles et chez les garçons. Ces dernières seraient davantage sujettes à la dépression. Pour 5 heures de réseaux sociaux par jour, le risque de dépression augmente de 50% chez les filles pour seulement 35% chez les garçons. Une différence qui s’expliquerait par le temps beaucoup plus élevé que passeraient les filles sur leur smartphone.

À lire aussi 25 % des internautes veulent se désinscrire de Facebook