Actualités | [VIDEO] Le Pakistan toujours sous les eaux après des pluies diluviennes
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[VIDEO] Le Pakistan toujours sous les eaux après des pluies diluviennes

Laura J. Publié par Laura J. - le 14 nov. 2022

Depuis quelques années, le Pakistan se trouve parmi les pays les plus touchés par les phénomènes météorologiques extrêmes. Cette année, près d’un tiers du pays s’est retrouvé sous les eaux et 2 000 victimes ont été enregistrées. C’est surtout au mois d’août dernier que cette montée des eaux spectaculaire a été observée, après une mousson exceptionnelle. Cela faisait d’ailleurs suite à des records de chaleur enregistrés quelques mois avant, en mai de l’année précédente où le thermomètre avait parfois atteint les 51°C. Aujourd’hui encore, même des mois après le plus gros de la mousson, une grande partie du pays est toujours inondée.

Des inondations impressionnantes qui n’en finissent jamais…

Comme le montrent ces images spectaculaires, des milliers d’hectares se trouvent encore sous l’eau, notamment dans les régions du Sud. La vallée du Sindh, fortement impactée, a en effet des allures d’océan. L’eau ne cesse de stagner et des milliers de familles sinistrées vivent désormais sur ce qui est devenu des iles artificielles.

Même les images ne peuvent pas témoigner de l’ampleur des dégâts, puisque les villes et champs ont été recouverts de 6 mètres d’eau au plus fort de la mousson. Plus de trois mois après, l’eau n’est descendue que de moitié, et les toits des anciennes habitations ne sont donc toujours pas visibles, puisque les maisons se trouvent encore à 3 mètres sous les flots. Désormais, ce territoire n’est qu’un immense océan.

Des conditions de vie insalubres et des populations en grande précarité

Des sauveteurs doivent apporter chaque jour eau potable et nourriture à des populations qui sont épuisées, sans quoi ces dernières ne pourraient survivre. Les conditions de vie difficiles et l’eau stagnante causent des épidémies de gastro-entérites, d’infection de la peau et des yeux, d’infections respiratoires aigües et de paludisme.

Il faut parfois une semaine aux familles pour se rendre à l’hôpital à cause de la présence des eaux. A ce jour, on estime que six millions d’enfants ont besoin de traitement urgent dans les zones touchées par les inondations qui n’en finissent pas de trainer.